L’exposition Revolutions Records and Rebels 1966-1970 propose à l’ING Art Center jusqu’au 10 mars une plongée en pleines swinging sixties, pour se repasser le film de quatre années charnières qui, par la profusion d’événements qu’elles comportent, ont profondément marqué le monde occidental.

Près de 350 items emblématiques de l’époque – pochettes de disque, affiches, vêtements, accessoires – sont regroupés pour une rétrospective qui est la version belge de l’exposition  présentée au Victoria and Albert Museum de Londres en 2017. L’ING Art Center s’est efforcé d’ajouter un versant belge en abordant notamment les protestations étudiantes de Leuven et en proposant quelques curiosités, comme ce cliché de Jimi Hendrix en pleine forêt de Soigne pris par Herman Selleslags.

Ces années-là, l’heure est à la rébellion… Les premiers enfants d’après-guerre, ceux qu’on qualifiera plus tard de baby-boomers, ne s’identifient pas aux codes de l’establishment en place. Cette défiance va se cristalliser par l’émergence de contre-cultures qui vont rapidement envahir toutes les strates de la société, engendrant sur leur passage de multiples révolutions : musicales, stylistiques, spirituelles, … Les nombreux mouvements créatifs vont puiser dans de multiples influences et de multiples substances pour réinventer les codes, s’influencer mutuellement et faire sauter la chape morale qui pèse à l’époque sur la jeunesse occidentale.

L’émergence de la consommation de masse et la diffusion en direct d’événements à portée planétaire vont également changer la donne : plus que jamais, la réalité vécue se globalise et de nouveaux enjeux collectifs apparaissent, marquant la fin d’un certain idéalisme. Ces enjeux sont toujours en substance ceux qui agitent les débats d’aujourd’hui.

La période est marquée par des grands rassemblements musicaux, évoqués dans Records & Rebels : l’immanquable Woodstock en précurseur, le festival de l’Ile de Wight au Royaume-Uni ou plus près de chez nous le festival Actuel d’Amougies. Au centre de l’exposition, dans une salle plongée dans le noir, vous pourrez vous poser sur de grands poufs posés au sol et regarder un documentaire consacré à l’iconique Woodstock, pour revivre l’un des moments les plus emblématiques des années 1960.

L’exposition se veut interactive et cherche à contenter un large public : Les amateurs de selfies ne sont pas oubliés avec un écran qui les recoiffera tendance sixties et une reproduction du passage piéton d’Abbey Road, utilisé pour la photo célèbre de la pochette de l’album éponyme des Beatles. Le plus : des casques audio légers vous sont donnés à l’entrée, vous permettant d’écouter la tendance musicale de ces années tout en déambulant dans les salles. La scénographie laisse pas mal de flexibilité au visiteur : Records & Rebels peut s’enfiler comme un fast-food ou se déguster comme un menu 5 services et les visiteurs passeront un bon moment à s’imaginer ou se remémorer la période … sans grandes prises de tête à vrai dire, car l’objectif annoncé dans le dossier de presse : poser la question « vers où allons-nous demain? » sonnera peut-être un peu creux pour l’adulte averti. L’expo constitue néanmoins un très bon point de départ pour éveiller les jeunes esprits, et un agréable instantané pour les nostalgiques de l’époque.

Revolutions Records & Rebels 1966-1970
ING Art Center
6 place royale
1000 Bruxelles
Jusqu’au 10 mars 
Du mardi au dimanche de 10h à 18h, mercredi jusqu’à 21h
https://promo.ing.be

Rebels and Records

Vue de l’exposition Revolution Rebels ans Records, ING Art Center, photo Muriel de CrayencourVue de l’exposition Revolution Rebels and Records, ING Art Center, photo Muriel de Crayencour

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Vue de l’exposition Revolution Rebels and Records, ING Art Center, photo Muriel de Crayencour

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Vue de l’exposition Revolutions Records and Rebels 1966-1970, ING Art Center

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Vue de l’exposition Revolutions Rebels and Records 1966-1970, ING Art Center

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Vue de l’exposition Revolution Rebels and Records 1966-1970, ING Art Center

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Tomorrow Nevers Knows, Alan Aldridge, illustration de The Beatles Illustrated Lyrics, 1966, Revolution Rebels and Records, ING Art Center

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