Si la céramique a décidément fait son grand come-back, voire son coming-out ses dernières années chez de nombreux artistes contemporains qui apprécient ce retour à la main, au faire, au contact avec le matériau millénaire, de nombreux créateurs n’ont jamais arrêté de travailler la terre. C’est le cas de Gisèle Buthod-Garçon, dont une belle exposition est en cours à Keramis.

L’occasion pour Prisme Editions de publier un très bel ouvrage, La terre, simplement, riche de très nombreuses photographies de l’artiste dans son atelier et de ses pièces toutes travaillées en cuisson raku. Gisèle Buthod-Garçon aime les formes brutes, comme tout droit sorties de la nature, vases comme des nœuds dans un vieux tronc de bois, stèles comme des menhirs de pierre, d’autres formes comme des nuages, qu’elle appelle Arbres. Toute la beauté de son travail se trouvant dans le fin interstice entre sauvagerie et raffinement. Formes brutes, émail subtil ; terre chamottée, glasure bleutée et transparente.

La commissaire de l’exposition Stéphanie Le Follic-Hadida a invité plusieurs personnes – amis, photographe, cinéaste – à rédiger un texte sur l’artiste et son travail : Ludovic Recchia, Yves Mausen, Katherine Vanderhaeghe, Anthony Girardi, Virgile Loyer, Wang Dong et Jean-Paul Rivault. Un voyage en profondeur dans l’œuvre de cette artiste secrète qui travaille depuis 1982 dans le Gard, après avoir découvert la terre au Sénégal.

La terre, simplement | Gisèle Bothod-Garçon | Prisme Editions | 144 pages | 20 x 26 cm | 39 € | www.prisme-editions.be

Exposition à Keramis jusqu’au 2 septembre – http://www.keramis.be/

Gisèle Buthod-Garçon,

Gisèle Buthod-Garçon, La terre simplement, Prisme Editions

Gisèle Buthod-Garçon,

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