La troisième édition de la Biennale P(ART)cours bat son plein dans le parc de Woluwe, le parc Malou et La Médiatine. On y découvre 35 installations d’artistes internationaux, certaines à voir pour quelques semaines et d’autres plus pérennes.

Initié en 2014 à Woluwe-Saint-Pierre, P(ART)cours a pris de l’ampleur deux ans plus tard, la seconde édition inaugurant le partenariat avec les communes de Woluwe-Saint-Lambert et Auderghem. Cette collaboration s’est renouvelée pour cette troisième édition, à l’initiative de la commune de Woluwe-Saint-Pierre et de l’ASBL Wolu-Animations. L’idée est d’offrir aux Bruxellois une exposition en plein air d’œuvres de grands formats d’artistes internationaux. Ils ont été invités à dialoguer avec la nature ordonnée et les grands arbres centenaires des parcs. Les œuvres sont parfois en bronze, parfois d’une extrême fragilité comme ce cocon de fils textiles posé sur l’eau verte de l’étang long.

Il n’existe à Bruxelles aucune proposition de parc de sculptures comme le somptueux Middelheim d’Anvers. La biennale P(Art)cours offre au public une balade similaire, bien que de quelques semaines. C’est une initiative à ne pas manquer. En partant de la station de métro Beaulieu, la promenade est infiniment agréable, en particulier autour de l’étang long, à deux pas de la Bibliotheca Wittockiana. Dès le pont à l’entrée du parc de Woluwe, L’arbre à être de Nathalie Auzépy vous accueille avec ses branches blanches et fragiles, garnies de lettres. Montez dans le parc via le chemin vers la droite. Laissez votre œil deviner, entre les bosquets, où se cachent les œuvres, ce qui provient de la main de l’homme. Au milieu d’une petit clairière se dresse Avec ou sans optique, une sculpture de Diane Benoit du Rey. Plus loin, sur l’étang, à fleur d’eau, un grand cocon, magnifique, de Shilpa Jogekar. Comme montant la garde, une structure en métal tout en hauteur, avec fanion et bouées de sauvetage, de Niko Van Stichel et Lut Vandebos, Look-Out, comme on en trouve au bord de la mer, mais plantée dans l’herbe du parc, perdant tout sens et pleine d’humour. Voyez aussi trois charpentes de toit, comme abandonnées sur le sol, Parodie d’un châtelain, de Benjamin Testa. Sous un arbre et entourée d’une végétation qui commence à la recouvrir, Tanière, de Charley Case, une structure de métal et verre, installée là depuis la première édition de la biennale.

Ne manquez pas l’exposition de Kendell Geers et Isabelle Copet dans le beau bâtiment de briques rouges de La Médiatine. La proposition est accessible jusqu’au 1er juillet. On aimerait la voir durer tout l’été.

P(Art)cours
Parc de Woluwe
Parc Malou
La Médiatine
www.partcours-parkunst.com/

Biennale P(Art)cours

Nathalie Auzépy, L’arbre à être, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Shilpa Jogekar, Shankha, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Diane Benoit du Rey, Avec ou sans optique, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Biennale P(Art)cours

Niko Van Stichel et Lut Vandebos, Look-out, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Shilpa Jogekar, Shankha, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Benjamin Testa, Parodie d’un châtelain, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Shilpa Jogekar, Shankha, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Shilpa Jogekar, Shankha, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Shilpa Jogekar, Shankha, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Marius Ritiu, Tower of Babel, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Shilpa Jogekar, Shankha, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

Charley Case, Tanière, Biennale P(Art)cours, Bruxelles, photo Muriel de Crayencour

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