Tout à coup, le mur était là. Et Anne Wolfers, en pleine course, tombe dans la dépression. S’en suivra un long séjour en psychiatrie, à l’hôpital Sainte-Elisabeth. Elle y restera six semaines. Son réflexe de survie : emporter avec elle, dans sa toute petite valise, un carnet puis, quelques jours plus tard, s’offrir un Bic noir.

Jour après jour, du 31 mai au 23 octobre, Anne Wolfers croquera les quelques détours et étapes dans la longue – si longue, si sinueuse – route jusqu’à la guérison. Le trait, précis et expressif, rendra compte de façons toujours différentes des rengaines qui, dans sa tête ou dans les faits, semblent tous les jours les mêmes. Est-ce que c’est normal, docteur ?, se demande-t-elle, encore et encore. Il faut être patient, lui conseille-t-on, ce n’est qu’un symptôme, des effets secondaires. Une nouvelle journée qui commence, constate-t-elle, non sans ironie. Elle se répète : ça va aller. La même vague noire, tous les matins. Jusqu’à un peu moins noire, soudain.

Anne Wolfers est une artiste graveur belge. Formée à La Cambre, elle développe des images où la figure humaine est centrale. A l’occasion de la sortie de ce livre, en octobre de cette année, elle a exposé ses croquis à la librairie-galerie Peinture Fraîche à Ixelles.

A l’ouest | Anne Wolfers | Editions Esperluète | 19 x 11,5 cm | 288 pages | 22€ | http://www.esperluete.be/

Anne Wolfers

Anne Wolfers, A l’ouest, Editions Espertluète

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Anne Wolfers, 8h du matin, la vague

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Anne Wolfers, Aujourd’hui c’était l’été

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Anne Wolfers, Le démon de la comparaison

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Anne Wolfers, Vous devriez un peu vous occupez de votre corps

 

 

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