Connu dans le monde entier pour ses performances et séries de photographies pour lesquelles il se fond dans le décor, Liu Bolin est également sculpteur et développe depuis quelque temps un travail de vidéo. Une pratique pluridisciplinaire que met en avant l’exposition parisienne Revealing Disappearance (Disparition révélatrice), présentée jusqu’au 28 octobre par la galerie Paris-Beijing parallèlement à la rétrospective que lui consacre la Maison européenne de la Photographie de Paris.

A travers les grandes baies vitrées de la galerie Paris-Beijing, un singulier tableau abstrait attire le regard ; couvrant tout un pan de mur, il est constitué de dizaines de carrés et de rectangles de différentes teintes de gris et de marron. A la curiosité esthétique suscitée succède rapidement l’étonnement déconcerté lorsqu’en s’approchant, le visiteur comprend qu’il s’agit non pas d’une toile monumentale, mais d’une installation composée de filtres à air automobiles usagés, les nuances de couleur résultant d’une exposition plus ou moins prolongée à la pollution qui sévit à Beijing, où vit et travaille Liu Bolin. Cette entrée en matière sans détour fait écho à la dimension écologique du questionnement de l’artiste, ici au cœur du propos. Selon un processus développé depuis plus de dix ans et mêlant performance et photographie, le plasticien chinois disparaît tour à tour dans le lit pollué du Huang He (fleuve Jaune) – il a choisi plus précisément un endroit de la région du Shandong, où il a grandi, situé non loin de la côte et parsemé d’innombrables usines –, une montagne d’ordures collectées à Bangalore, en Inde, un mur d’écrans d’ordinateur obsolètes ou encore un rayonnage empli de bouteilles d’eau minérale. Parmi ses projets les plus récents, transcrits comme à chaque fois sous forme de photographies grand format – une dizaine sont accrochées aux cimaises de la galerie –, Liu Bolin a collaboré avec l’association Surfrider Foundation Europe, en juin dernier, pour se fondre dans des décors constitués de déchets plastique récupérés sur les plages de la côte atlantique française. (…)

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article sur www.artshebdomedias.com

Liu Bolin

Liu Bolin, Yellow River, (c) Liu Bolin, courtesy galerie Paris-Beijing

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Liu Bolin, Water Crisis, (c) Liu Bolin, courtesy galerie Paris-Beijing

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Liu Bolin, The Winter Solstice, (c) Liu Bolin, courtesy galerie Paris-Beijing

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Liu Bolin, Municipal Waste, (c) Liu Bolin, courtesy galerie Paris-Beijing

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Liu Bolin, Marine Litter 02, série Hiding in the City, (c) Liu Bolin, courtesy galerie Paris-Beijing

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