Nature morte de fruits en carton bouilli, estimation 200 – 300 €, vente Francine Rheims chez AuctionArt – Rémy Le Fur & Associés, le 7 novembre, www.auctionartparis.com

La succession de Francine Rheims, journaliste, décédée le 26 octobre 2016, sera vendue les 7 et 8 novembre chez AuctionArt Rémy Le Fur & Associés chez Drouot, à Paris. La journaliste a travaillé de nombreuses années pour Le Figaro, déjà dans les années soixante. Elle était la dernière d’une fratrie de quatre. Francine Rheims tenait le même genre de chronique que votre serviteur, tout en poussant l’art de décrire les choses jusqu’à l’art contemporain, ce qui est le talent de notre patronne bien aimée en ce support innovant. Les vacations s’étireront sur deux après-midi car il y a plus de 2 200 pièces ou lots à vendre.

La Rochelle

Certains lots peuvent comporter une multitude de choses. Et les ventes comprendront une bonne part de documentation, non listée, ce qui signifie qu’elle sera présentée en vrac ou en manette ou en bloc de quinze ou vingt volumes. Ce seront des catalogues de ventes et des plaquettes de galeries, et sans doute des catalogues d’expositions muséales. Mais le corps de la vente principale du 7 novembre sera un fourmillement d’objets cocasses, curieux, drôles, étonnants, pittoresques, placés – comme le montre le catalogue – sur des étagères en bois noirci couvrant tous les murs de l’appartement de Francine Rheims. Cette dernière avait un grand-père maternel, Christian Mörch (1861-1941), dont l’effigie de bronze trônait jusqu’en 2012 dans le musée d’Orbigny-Bernon, car il fut président de la Chambre de commerce de La Rochelle, de 1906 à 1941. Une petite plaque en bronze commémore le rôle de cet éminent personnage local. Le musée a été transféré au Musée des Beaux-Arts de La Rochelle depuis 2012.

Blancs de Chine

On trouvera aussi dans cette vacation typique du cabinet d’amateur, des sculptures antiques ou contemporaines, des médailles, des sphères sculptées, une foule d’objets miniatures, des boutons de manchettes ou de veste dont un est garni d’une reproduction minuscule du Figaro. Il y a un bel ensemble de portraits en miniature des XVIIIe et XIXe siècles et de nombreux jouets. Céramiques européennes, dessins, tableaux, poteries diverses de l’Egypte ancienne jusqu’à des blancs de Chine, formes de chapelier, étuis pharmaceutiques en bois, un peu de marqueterie de paille, un cadran solaire de berger se bousculent et il y a là une variété insensée de choses dont on se demande bien ce qu’elle vont faire une fois confrontées au marché.

Car au fond, ceci est le fruit d’une quête régulière, désordonnée, dans ce qu’il n’y avait sans doute rien de systématique. Ce sont des coups de cœur, qui deviendront, on l’espère pour les héritiers, des coûts de cœur. Les estimations tournent généralement entre 100 et 300 €, parfois 500 €, mais c’est rare. Cette nature morte de fruits en carton bouilli puis peint au naturel, comme on en trouve dans le très intéressant musée du château de Montbeliard, ancienne terre des ducs de Wurtemberg, fait partie des choses amusantes et cocasses récoltées par Francine Rheims. Mais il y a dans cette série en carton des poissons, des légumes, des animaux de basse-cour, ce qui en étend l’attrait.

francine rheims

Nature morte de fruits en carton bouilli, vente Francine Rheims chez AuctionArt Rémy Le Fur & Associés

 

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