Après la Whitechapel Gallery de Londres et le Louisiana Museum of Modern Art de Humlebæk, près de Copenhague, c’est au tour du Museum der Moderne de Salzbourg d’accueillir Thick Time, une vaste exposition dédiée au Sud-Africain William Kentridge et à sa création des 15 dernières années. Sont réunies notamment plusieurs de ses spectaculaires installations vidéo, tandis que tout un espace est réservé, de manière inédite, à son travail dans les champs du théâtre et de l’opéra.

« William Kentridge déploie ici toute la gamme des modes d’expression artistique qui le caractérise et avec laquelle il entremêle comme par magie divers genres et disciplines, explique Sabine Breitwieser, directrice du Musée d’Art moderne de Salzbourg et commissaire de l’exposition. Tout commence dans son atelier de Johannesbourg, où lui et son équipe développent des projets en s’appuyant largement sur l’expérimentation et l’improvisation. Un atelier qui est en fait bien plus qu’un lieu de brainstorming et de production. L’artiste y conserve également toutes ses idées et esquisses de projets antérieurs, qu’il n’a de cesse de tenter de réactiver ou de réinterpréter. » Connu dans le monde entier pour la force et la poésie de ses films d’animation nourris de ses dessins au fusain, William Kentridge puise par ailleurs dans son affection pour le théâtre – il a été acteur, producteur ou encore créateur de décors et de costumes – et l’opéra pour concevoir, depuis une quinzaine d’années, de monumentales installations immersives autour de ses thèmes de prédilection que sont l’histoire et l’actualité de son pays, l’identité, l’oppression, la révolution, l’exil ou encore le temps. Notes Towards a Model Opera (Notes pour un modèle d’opéra, 2015) évoque par exemple la Révolution culturelle chinoise, tandis que O Sentimental Machine (Ô Machine sentimentale, 2015) revient sur l’idée défendue par Trotsky selon laquelle les gens sont des machines douées de sentiments mais programmables ; dans The Refusal of Time (Le refus du temps, 2012), l’artiste rappelle combien le temps peut être un outil de contrôle politique et social. « Mes films naissent d’un besoin de faire une image, d’un coup de tête, raconte-t-il. Quant à leur sens, il émerge peu à peu au fil des mois nécessaires à leur réalisation. Initialement, ils n’ont de signification que la nécessité de leur existence*. » 

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article  sur www.artshebdomedias.com

 William Kentridge

William Kentridge, Second hand Reading, (c) William Kentridge courtesy Marian Goodman Gallery, Goodman Gallery et Lia Rumma Gallery

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William Kentridge, More Sweetly Play the Dance, (c) William Kentridge, photo Studio Hans Wilschut courtesy Marian Goodman Gallery, Goodman Gallery et Lia Rumma Gallery

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William Kentridge, The Refusal of Time, (c) William Kentridge, photo Doug Peters courtesy Marian Goodman Gallery, Goodman Gallery et Lia Rumma Gallery

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William Kentridge, The Nose, (c) William Kentridge, photo The Metropolitan Opera (New York, 2013)

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Willima Kentridge, Streets of the City (tapisserie réalisée par l’atelier Stephens Tapestry), William Kentridge, courtesy Marian Goodman Gallery, Goodman Gallery et Lia Rumma Gallery

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William Kentridge, Notes Towards a Model Opera (ici en 2016 à New York), (c) William Kentridge, courtesy Marian Goodman Gallery, Goodman Gallery et Lia Rumma Gallery

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