Le Musée Soulages s’est niché à flanc de coteau aux pieds de la majestueuse cathédrale Notre-Dame de Rodez, en France. Un long bloc d’acier rouillé, dessiné par un groupe d’architectes espagnols et édifié à ras le sol pour s’intégrer dans la ville natale de l’artiste. La patine ocre-rouge renvoie au brou de noix prisé par le peintre dans les années 1940. Un grand escalier permet d’accéder à l’entrée située sur la place du jardin public. Un autre dans le hall fait plonger le visiteur dans les entrailles du bâtiment et mène à la salle où trône un polyptique Outrenoir de 1986, le trésor du musée.

Seul artiste français ainsi honoré de son vivant, Pierre Soulages, né le 24 décembre 1919, a inauguré son musée le 30 mai 2014 en compagnie du président François Hollande. Deux donations de l’artiste en 2005 et 2012 constituent la collection de 500 œuvres et documents présentés par le musée. Gravures, toiles, peintures sur papier, gouaches, encres, brous de noix, lithographies, sérigraphies, eaux-fortes, bronzes et L’Outrenoir, une majestueuse pièce de 3,24 m sur 3,62 m, permettent de découvrir la totalité de son oeuvre de 1946 à 2012. Le visiteur peut également découvrir les travaux pour la création des vitraux réalisés par Pierre Soulages pour l’abbatiale romane de Conques. Un espace de 500 mètres carrés permet d’organiser des expositions temporaires.
Bois sombre, acier et verre : le noir est lumineux pour Soulages. Son musée est élégant, austère et impressionnant. Les salles sont spacieuses et bien éclairées. Cheveux blancs, costume noir, chemise noire, mains croisées, le maître accueille les visiteurs à l’entrée des galeries. Sa photo donne un sentiment de sérénité. Une autre le présente, beaucoup plus jeune, dans son atelier. Natif de Rodez, il vit depuis 40 ans à Sète et se déplace peu. Mais le succès de son musée le touche. Car Pierre Soulages a très longtemps été mieux connu à l’étranger que dans son pays. Le public est familial et la curiosité des plus jeunes pour l’œuvre du maître de l’abstraction et du noir fascine. Seul bémol, la boutique est trop petite et mal conçue. Mais elle fait recette et son réaménagement est envisagé. La renommée du musée a en effet passé les frontières, d’autant plus facilement que l’aéroport de Rodez-Aveyron dessert les villes de Bruxelles, Londres, Dublin et Porto.

http://musee-soulages.rodezagglo.fr/

Musée Soulages

Musée Soulages, photo Christian Spillmann

Musée Soulages

Musée Soulages, photo Christian Spillmann

Musée Soulages

Musée Soulages, photo Christian Spillmann

Musée Soulages

Musée Soulages, photo Christian Spillmann

Musée Soulages

Musée Soulages, photo Christian Spillmann

Musée Soulages

Musée Soulages, photo Christian Spillmann

 

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