La neuvième saison d’art de Chaumont-sur-Loire s’est ouverte début avril. Spot très prisé des amateurs d’art contemporain, le Domaine poursuit une politique de démocratisation culturelle réussie. Plus de 400 000 visiteurs sillonnent chaque année les allées du parc, explorent les recoins du château et profitent de ce patrimoine qui recèle à la fois des bâtiments à l’architecture remarquable, des espaces à la luxuriante végétation et des œuvres d’art toujours étonnantes. Si le Festival des Jardins demeure l’événement phare, la programmation d’art contemporain attire désormais de plus en plus de public. 2017 ne devrait pas démentir cette tendance. A l’affiche, des artistes remarquables comme Sheila Hicks, Sam Szafran et El Anatsui.

Entre les arbres centenaires, le ciel et ses nuages se mirent ! Un drôle d’igloo fait de bois et recouvert de films holographiques s’irise à leur contact. A l’intérieur, un jardin virtuel signé Miguel Chevalier se déploie à 360°. Installés sur des poufs ou à même le sol, les visiteurs se laissent fasciner par les nombreuses métamorphoses végétales et la magnétique composition musicale de Jacopo Baboni Schilingi. En écho au thème du Festival des jardins, qui s’est ouvert le 20 avril, Flower Power, la neuvième saison d’art de Chaumont-sur-Loire se pare de fleurs tant réelles que fantastiques. A admirer, notamment, celles en quartz de Stéphane Guiran et celles tout en pétales frais de Rebecca Louise Law. Si certains artistes de cette édition 2017 exposent en France pour la première fois, d’autres sont des vedettes incontestées de la scène internationale, tels l’Américaine Sheila Hicks, invitée à la prochaine Biennale de Venise, et le Ghanéen El Anatsui, Lion d’or en 2015 pour l’ensemble de son œuvre. A noter également, la belle exposition consacrée à la peinture de Sam Szafran, peintre français dont l’œuvre demeure trop méconnue du grand public. Mais laissons la parole à la directrice du Domaine et initiatrice de cette nouvelle saison, Chantal Colleu-Dumond.

« Absolument ! Je suis enchantée de recevoir Sheila Hicks dans le cadre d’une commande financée par la Région Centre-Val de Loire. Après Kounellis, Sarkis et Orozco, c’est au tour de cette grande artiste américaine d’être l’invitée du Domaine. A 84 ans, elle est hors du commun. C’est un personnage d’une grande féminité et d’une grande autorité ! J’ai croisé plusieurs fois son travail au fil de mes pérégrinations artistiques. Sheila Hicks tisse, tresse, accumule, et compose à l’aide de coussins et de cascades fabuleuses en fil, en fibres et en laine. Il m’a semblé que ses créations pouvaient entrer en parfaite résonance avec la très belle collection de tapisseries anciennes du château et l’univers naturel qui l’a toujours fascinée. L’installation qu’elle présente dans la Galerie du Fenil a été réalisée spécialement pour l’occasion. Ses coulées de laine ou de lin, ses balles de fibres et ses coussins tissés aux couleurs chatoyantes forment un univers chromatique hors du commun, tant elle aime à créer sans cesse de nouvelles couleurs. Au fond du bâtiment, un somptueux panneau tissé aux teintes dorées nous entraîne dans un paysage inédit. Par ces périodes de grisaille et d’austérité, cette déclaration d’amour à la couleur me semble opportune. Une option prise également par le Centre Pompidou qui recevra l’artiste l’an prochain. » (…)

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article  sur www.artshebdomedias.com

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Ursula von Rydingsvard, In-Out/Paradis Artificiels, photo Miguel Chevalier

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Sheila Hicks, détail de l’installation, (c) Sheila Hicks

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Sara Favriau, Ou, prologue pour une chimère, (c) Sara Favriau

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Marie Denis, Cabinet de curiosités, 2017, (c) Marie Denis

 

 

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