Installée à l’étage du Hangar 18, Résilience est une exposition collective à laquelle participent une quinzaine d’artistes parmi lesquels des plasticiens du CRéaHM. Tous répondent de façon autonome et singulière à l’idée de Résilience lancée par la galeriste Esther Verhaeghe.

Concept à la mode, terme un peu fourre-tout depuis sa popularisation par le psychanalyste et éthologue Boris Cyrulnik, il sert ici à rendre compte de la dimension humaine et profondément sensible de la démarche artistique. Ou, comme le croit profondément la galeriste, à découvrir que « l’art en nous éveillant à l’altérité peut nous consoler dans nos paradoxes d’être vivant, souffrant et heureux, le tout en un ». Ce faisant, elle n’exprime rien d’autre que ce qu’écrivait Kandinsky « l’artiste est la main qui, par l’usage convenable de telle ou telle touche, met l’âme humaine en vibration ». C’est à une rencontre, une expérience, un dialogue où le ressenti a droit de cité, que nous invitent ces créateurs qui expriment de manière plus ou moins consciente la résilience.  Après la résille de papiers scintillants et colorés qu’Arlette Vermeiren a suspendue en guise d’accueil à l’exposition, le spectateur entre dans le vif du sujet dans un espace lumineux d’un seul tenant investi de toutes parts par des artistes à fleur de peau. Les nuances délicates et subtiles du graphite parfois rehaussé de rouge par Carroll Adler dans ses grands paysages japonisants qui disent toute l’errance humaine ; le clin d’œil clinique de Stéphanie Jacques dans ses structures d’osier badigeonnées de blanc à l’image des plâtres et des corsets qui ont empoisonné son enfance ou l’agglomération de matières de rebuts consciencieusement ficelées et cataloguées par Fanny Viollet dans son Journal du Scarabée. Plus loin, on aborde l’univers lisse des impressionnantes photos sous-marines de Jean-Marie Ghislain qui se raccrochent à un trauma finalement apprivoisé par l’artiste. L’inlassable production de papiers aquarellés, collés et assemblés par Yvonne Cattier côtoie les céramiques hérissées de tentacules ou d’épines par Nicoles Prues et les étranges vêtements-fantômes de Christine Reifenberger. Tout est affaire d’ondes et de liens. De vibrations ou d’empathie. C’est selon.

Lundi prochain, le 13 mars à 19h, une conférence-débat avec Bruno Humbeeck, psychologue, Pascal Chabot, philosophe et Muriel de Crayencour, artiste et critique d’art est organisée dans l’exposition. Réservation par mail : info@estherverhaeghe.com  

 

Résilience
Galerie Esther Verhaeghe Arts Concepts
Hangar H18/Openspace
18 place du Châtelain
1050 Bruxelles
Jusqu’au 26 mars
Du mardi au samedi de 14h à 18h

www.estherverhaeghe.com

Résilience

Stéphanie Jacques, Ce qu’il en reste VI, 2016, Esther Verhaeghe Art Concepts au Hangar H18

Résilience

Nicole Prues, Esther Verhaeghe Art Concepts au Hangar H18

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Jean-Marie Ghislain, Catch me if you can, Esther Verhaeghe Art Concepts au Hangar H18

Résilience

Caroll Adler, Human Landscapes, Esther Verhaeghe Art Concepts au Hangar H18

résilience

Muriel de Crayencour, Branlantes sont mes mémoires, Esther Verhaeghe Art Concepts au Hangar H18

Résilience

Vue de l’expo Résilience chez Esther Verhaeghe Art Concepts au Hangar H18

Résilience

Vue de l’expo Résilience chez Esther Verhaeghe Art Concepts au Hangar H18

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