Françoise Baronian, galeriste bruxelloise active auprès de son époux Albert Baronian, est une amoureuse des chats. Elle collectionne des œuvres intégrant des chats depuis… 40 ans. Cette passion est devenue aujourd’hui l’asbl Le Musée du Chat, qui organisera des expositions itinérantes d’art contemporain autour du thème du chat, à partir de sa collection et d’œuvres empruntées à diverses institutions, galeries et collections privées. Première escale à De Markten, près de la place Sainte-Catherine, jusqu’au 26 mars.

Peut-on aimer deux choses, l’art contemporain et les chats, en un seul et même mouvement ? Il semble que oui. Les amoureux des chats s’interrogent quotidiennement sur les mystères de ce félin qui semble être le boss de la maison ou un simple invité prêt à quitter les lieux au moindre caprice. Les aficionadas de l’art contemporain ont… les mêmes questionnements sur les œuvres qui peuplent leur demeure !

Dès l’entrée, une œuvre de 1900, de Théophile Alexandre Steinlen, puis on poursuit avec des pièces plus contemporaines, dont une réjouissante encre sur papier de Walter Swennen, un minuscule et très drôle chat volant de Lionel Esteves, une gouache de Thomas Zipp, une litho d’Alain Séchas, une délicieuse sculpture de Niki de Saint-Phalle, une immense pièce de Wang Du ou des céramiques d’Eric Croes. Entre les œuvres d’art, on retrouve des publications, des bijoux, des objets, des cartes postales, et la photo-portrait des chats des organisateurs. On peut dire que l’amour repousse toutes les frontières, y compris celles de l’art ! Notons aussi Marcel Broodthaers, David Claerbout,  Fischli et Weiss, Otto Zitko et bien d ‘autres. L’ensemble est frais, enthousiasmant et l’on y voit des œuvres de qualité.

On nous dit dans l’oreillette que Philippe Geluck, qui est occupé à chercher des financements pour son Musée du chat sur la place royale à Bruxelles, en face du Musée Magritte – si, si -, n’est pas très content. Pourtant, il y a une multitude de chats, et chaque chat est multiple. Ce qui rend l’affaire complexe !

« Nous aimons les chats parce qu’il n’en est pas de laids, parce qu’il n’en est pas de racistes, parce qu’ils dédaignent l’argent comme les honneurs, parce qu’il n’est pas plus de chat de chasse que de chat policier, parce qu’il peut être tour à tour héroïque, séducteur, arrogant, dédaigneux ou câlin ; nous aimons les chats parce qu’il n’est rien de plus agréable que de passer la main dans son pelage comme on le fait dans la chevelure d’une femme aimée ; nous aimons les chats parce qu’ils ont la vertu du silence et qu’un seul clignement d’yeux suffit à nous comprendre ; nous aimons les chats parce qu’ils n’ont ni maîtres, ni frontières et qu’ils savent garder nos secrets ; nous aimons les chats de ne pouvoir faire autrement« , écrit Xavier Canonne, directeur du Musée de la Photographie, qui accueillera la prochaine exposition Musée du Chat en 2018.

Le Musée du Chat
Centre culturel De Markten
5 rue du Vieux Marché aux Grains
1000 Bruxelles
Jusqu’au 26 mars
Du mardi au dimanche, de 12h à 18h, jeudi jusqu’à 20h

Musée du Chat

Theophile Alexandre Steinlen, Sans titre, 1990, Musée du Chat, photo Isabelle Arthuis

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Walter Swennen, Sans titre, 2012, Musée du Chat, photo Isabelle Arthuis

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Niki de Saint-Phalle, Le chat, 1969, Musée du Chat

Musée du Chat

Maneki Neko ou chat porte-bonheur, Japon, Musée du Chat

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Ben, Sans titre, Musée du Chat

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Nobyushi Araki, Musée du Chat, (c) The ING Belgium Collection, photo Vincent Everarts

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Wang Du, Médecine interne, 2016, Galerie Laurent Godin, Musée du Chat

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