Jannis Kounellis s’est éteint à l’âge de 80 ans, ce jeudi 16 février, à Rome où il était installé depuis le milieu des années 1950. Souvent cité comme l’un des représentants majeurs de l’Arte Povera et connu pour ses sculptures et installations aussi poétiques que spectaculaires, l’artiste d’origine grecque avait quant à lui l’habitude de se définir tout simplement comme un peintre.

« Mon état d’esprit a toujours été celui d’un peintre, confiait Jannis Kounellis au critique d’art britannique Martin Gayford en avril dernier, à l’occasion de son exposition à la Monnaie de Paris. C’est mon identité ; je ne pourrais l’abandonner même si je le voulais. En grec, qui est une langue de précision, le mot peintre se dit zōgraphos, ce qui désigne quelqu’un qui dessine la vie. »

Né au Pyrée, le port d’Athènes, en 1936, l’artiste a grandi au cœur d’une famille de marins, dans un pays malmené par la dictature (entre 1936 et 1941) et la Seconde Guerre mondiale, avant de sombrer dans la guerre civile jusqu’en 1949. Au sortir du lycée, il s’inscrit à des cours d’art qu’il décide de poursuivre aux Beaux-Arts de Rome, à compter de 1956. « Je suis parti en Italie car attiré par la peinture de maîtres anciens tel Masaccio. Son art n’était pas classique, mais humaniste. Or j’étais né dans le pays inventeur de l’humanisme. » Formé par Toti Scialoja, il s’intéresse aux pratiques développées par Alberto Burri ou Lucio Fontana, découvre celles de Jackson Pollock, de Franz Kline, et cherche comme ses aînés à repousser les limites de la peinture. Il a 24 ans et est encore étudiant lorsqu’il expose pour la première fois, à la Galleria La Tartaruga ; il y présente un ensemble de toiles en noir et blanc couvertes de lettres et de chiffres (L’alfabeto di Kounellis), prémices d’un vocabulaire qu’il entend tout entier voué au dialogue entre nature et culture, comme à l’échange avec le public. (…)

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article  sur www.artshebdomedias.com

Jannis Kounellis

Portrait de Jannis Kounellis, photo Manolis Baboussis

Jannis Kounellis

Jannis Kounellis, vue de l’exposition Brut(e) en 2016 à la Monnaie de Paris, (c) Jannis Kounellis, photo Manolis Baboussis, courtesy Monnaie de Paris

 

 

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