Guy Vandenbranden est aux cimaises bruxelloises du Dorotheum. La maison internationale aime l’art belge et entend le faire connaître et reconnaître au-delà de nos frontières ! L’an dernier, la représentation belge du prestigieux hôtel de ventes viennois avait collaboré avec la galerie Ronny Van de Velde pour exposer à Bruxelles l’abstraction belge.

On avait pu y voir des œuvres de Jo Delahaut, Vic Gentils, Oscar Jespers, Felix De Boeck, Marthe Wéry ou Willy De Sauter. En ce début 2017 et jusqu’au 24 février, l’équipe d’Honorine d’Ursel s’est associée avec la galerie anversoise Callewaert-Vanlangendonck pour mettre à la une Guy Vandenbranden (1926-2014) entouré de Paul Van Hoeydonck, Serge Vandercam, Roger Raveel, Jef Verheyen, Mark Verstockt, Pol Mara, Walter Leblanc, Gilbert Decock, Gilbert Swimberghe, Michel Seuphor et Jan Dries.

L’artiste, qui a marqué la scène artistique internationale et côtoyé la plupart des artistes importants de l’après-guerre, est mis en avant avec une dizaine d’œuvres de sa main, mêlées à des œuvres de ses amis artistes. Si tous ceux exposés rue aux Laines sont belges, Vandenbranden a également eu de nombreux contacts avec l’avant-garde internationale, surtout italienne, hollandaise et allemande. Il était par exemple ami avec Jan van Schoonhoven, Günther Uecker, Piero Manzoni ou Lucio Fontana. Mais, contrairement à la majorité de ces artistes, Vandenbranden n’est plus guère connu aujourd’hui et c’est à cette méconnaissance que le Dorotheum s’attaque.

L’exposition vente qui s’accompagne d’un ouvrage – Guy Vandenbranden. Inner Circle, rédigé par l’historien David Vermeiren – présente une trentaine d’œuvres courant des années 1950 aux années 1980. On pourra y apprécier l’évolution de l’art de Vandenbranden, de l’abstraction lyrique vers une abstraction froide et géométrique, de plus en plus ascétique et rigoureuse. Les formes, tout d’abord tracées à main levée, dans une matière généreuse, laissent la place à des figures dessinées à la règle, de moins en moins colorées et matiéristes. Il passe ensuite au Hard Edge, sous l’influence des artistes américains, puis aux sculptures et aux reliefs avant de s’atteler à l’intégration de ses œuvres dans de grands projets urbains, à Anvers mais aussi à Bruxelles (station de métro Beekant).

Parmi les autres œuvres aux cimaises, un très beau Roger Raveel (1921-2013) des débuts. Datant de 1961, son Tahiti est une technique mixte sur papier, délicatement colorée et emplie de poésie, bien différente des œuvres que l’on a l’habitude de voir chez cet artiste flamand connu pour ses toiles composées de carrés blancs, de couleurs très vives et de miroirs. Autre artiste dont on peut mentionner une œuvre peu habituelle : Walter Leblanc, avec une magnifique torsion schématique dans les tons gris, malheureusement rebelle au rendu photographique. Reste à aller sur place ou à Düsseldorf, ville où Vandenbranden eut de nombreux contacts notamment via le Cercle de Rhénanie, et où l’exposition sera tout logiquement présentée ensuite.

Guy Vandenbranden
Inner Circle
Dorotheum
13 rue aux Laines
1000 Bruxelles
Jusqu’au 24 février
Du lundi au vendredi de 10h à 17h
www.dorotheum.com

Vandenbranden

Guy Vandenbranden, Composition, 1965, Dorotheum

Vandenbranden

Guy Vandenbranden, Composition, 1961, Dorotheum

Vandenbranden

Roger Raveel, Tahiti, 1961, Dorotheum

Vandenbranden

Walter Leblanc, Torsion schématique, 1963, Dorotheum

 

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