Amoureux du textile, ceci est pour vous. A l’Association du patrimoine artistique, voici le travail de cinq artistes et créateurs qui ont participé ensemble à un atelier de création textile en 2016 au Bénin, initié par AAD, l’Atelier Africain du Design.

Pour cet atelier exceptionnel au mois d’août 2016 à Abomey, Martine Boucher, créatrice d’AAD, a réuni douze tisserands et cinq experts pour les confronter à un fil. Il ne s’agissait pas de n’importe quel fil mais bien du fil qui permet aux tisserands de tisser. Du design textile plus que jamais, à la fois loin et proche des traditions. Du textile qu’on explore par la matière, du coton noble filé à la main en provenance des champs de coton de Parakou ou de Lokossa, teinté naturellement avec de l’indigo, de la mangue, du caïlcédrat, du honsukwékwé ou tout simplement du fil polyester auquel se sont mêlés des fils fait de sacs plastiques ou de ciment ou encore de bandes de K7 récupérées.

« Après avoir travaillé successivement à Cotonou puis à Porto-Novo, nos ateliers sont installés depuis trois ans à Abomey, dans la capitale historique du Dahomey, l’actuel Bénin. De 1625 à 1900, douze rois se succédèrent à la tête de ce puissant royaume. Le Roi Agonglo régna de 1789 à 1797. Ce fut un roi réformateur qui réorganisa la structure des métiers d’art. Il s’entoura d’artisans qui, aujourd’hui encore, perpétuent leur savoir-faire au palais. Les workshops de l’Atelier Africain du Design répondent à la demande de la communauté des tisserands locaux qui ont exprimé un réel désir d’évoluer, conscients des limites de leurs tissages traditionnels. Depuis la naissance du projet nous invitons des professionnels à accompagner les artisans dans leur évolution. Le potentiel de leur activité se développe et s’enrichit, et leurs exigences s’affinent au fur et à mesure du projet. Nous sommes là tout au long de cette évolution pour créer une symbiose entre leur technique traditionnelle et ancestrale et les exigences du marché international, tout en respectant le travail et l’identité de chacun », détaille Martine Boucher.

Du tissage fait à deux, quatre ou six mains, qui permet à chacun d’échanger les points de vue, d’expertiser, d’évoluer. Un tissage en marche vers de nouvelles créations, de nouveaux marchés. C’est la confrontation d’artistes, designers ou artisans, qui a fait la qualité de cet atelier. On retrouvera des œuvres de Bénédicte Henderick, des photographies d’Anne-Sophie Costenoble, des tissages d’Estelle Chatelin et d’autres objets de Vincent Baïlou-Beloua, designer, et Boris Abas dit Prince Toffa, styliste. Ce projet de l’Atelier Africain du Design est soutenu par Wallonie-Bruxelles International, programme inscrit depuis 2012 aux accords bilatéraux culturels Wallonie-Bruxelles International/Bénin.

Atelier Africain du Design
Association du Patrimoine artistique
7 rue Charles Hanssens
1000 Bruxelles
Jusqu’au 18 février
Du jeudi au samedi de 14h à 18h
www.atelierafricaindudesign.com
www.associationdupatrimoineartistique.be

atelier africain du design

Tissage, Bénin, 2016, courtesy AAD

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Tissage, Bénin, 2016, courtesy AAD

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Louis Oké-Agbo, Tisserand, 2016, courtesy l’artiste et AAD

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Sophie Costonoble, Belle, 2016, courtesy l’artiste et AAD

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Sophie Négrier, Feelings, 2016, courtesy l’artiste et AAD

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Warren Sare, Tisserand assis, 2016, courtesy l’artiste et AAD

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