Sur la scène photographique belge comme internationale, plus besoin de présenter Marie-Françoise Plissart, particulièrement reconnue pour ses photographies de paysages urbains et plus récemment pour ses images des mers du monde entier. Polyvalente, elle a réalisé des reportages sur le Congo et la Russie, elle s’est essayée au photo-roman en noir et blanc et a même remporté le Lion d’Or de la Biennale de Venise d’Architecture en 2004.

Son regard d’aigle depuis les toits de Bruxelles est encore une fois ici remarquable. Panoramique, il est radical. L’urbanité révélée de haut a cela de passionnant qu’elle dévoile ses secrets. En effet, vue de loin, la ville se rapproche du lecteur qui y voit plus clair. L’ampleur du format panoramique, dévoilant à la fois des trajectoires nettes et le chaos, est spectaculaire. Dans ce Bruxelles, la photographe – très intéressée par le rapport texte/image – s’est associée à l’historien de l’art Vincent Cartuyvels. L’une pour sa vue d’oiseau, l’autre pour sa plume.

Ce livre de 30 photos en couleurs – assez picturales – que nous vous présentons aujourd’hui est une récidive. Il fait suite au livre et au film Bruxelles, horizon vertical (Prisme Éditions) de 1998. À l’époque, c’est avec Benoît Peeters que la photographe collabore pour les textes. « Je croyais connaître Bruxelles. Mais en prenant de la hauteur, la photographie en fait un espace neuf, intrigant. Dans le chaos, elle trace des lignes, dessine des figures… », écrivait-il alors. C’est amusant aujourd’hui de pouvoir constater le développement de la ville comme celle de la photographe. À l’horizontale cette fois.

Bruxelles | Marie-Françoise Plissart et Vincent Cartuyvels | Prisme Éditions|  28 x 30 cm | 60 pages | 39,50 € | www.prisme-editions.be

Plissart

Bruxelles, Marie-Françoise Plissart, Prisme Editions

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