Exit AAB (Asian Art in Brussels), BAAF (Brussels Ancient Art Fair) et Bruneaf (Brussels Non European Art Fair), place à un seul événement de dimension internationale, au Sablon en ce début juin. Nouveau logo commun, catalogue unique à trois entrées : la foire Cultures – The World Arts Fair est née de la synergie entre les trois précédentes autour des arts du monde. Arts asiatiques, antiques et non-européens sont désormais réunis sous une même bannière.

Ils sont en tout 85 exposants internationaux avec une majorité de marchands d’arts africain, océanien et indonésien, avec un code couleur permettant de distinguer chaque exposant et d’identifier sa spécialité. Les Belges qui ont pignon sur rue dans ce quartier traditionnellement dévolu aux antiquaires accueillent chez eux leurs homologues venus d’Allemagne, de Chine, d’Espagne, de France, d’Italie, des Pays-Bas, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis.

La rencontre des cultures et des publics est au cœur de cette manifestation qui a tout naturellement germé à Bruxelles, capitale européenne mais aussi capitale des arts premiers. Les premiers balbutiements remontent à 1983 avec la création de Bruneaf autour de Pierre Loos. Les quelques marchands d’art primitif du début ont rapidement été rejoints par d’autres venus de l’étranger et la foire est devenue une référence incontournable dans le marché international. Le même Sablon a vu émerger en 2003 le BAAF à l’initiative de marchands d’art ancien. Dix ans plus tard, c’est au tour des spécialistes des arts asiatiques d’inaugurer l’ABB. Aujourd’hui, c’est une nouvelle étape qui s’annonce avec leur réunion dans Cultures.

Le principe est grosso modo resté le même ; la philosophie aussi, avec l’exigence et la qualité au cœur de la manifestation. Toutes les œuvres présentées ont été passées en revue par une commission d’experts internationaux afin d’assurer leur authenticité. Cette exigence se retrouve tout à la fois dans le chef des clients mais également des marchands, comme le souligne l’expert Christian Loeben : « Les marchands jouent très bien le jeu, c’est dans leur intérêt : l’expertise est une garantie pour eux et leurs clients. Il arrive que nous soyons fascinés par un objet, ce qui fait très plaisir au marchand, à l’inverse, ils sont en général moins contents quand on leur dit que l’objet présenté est un faux. J’ai l’exemple d’une foire où nous avions fait enlever la moitié des objets à un marchand, au final son stand y a gagné en qualité et il était très satisfait. Les collectionneurs en profitent en très grande partie car ils sont assurés que chaque objet présenté à la vente pendant la foire est authentique ».

Outre les visites dans les galeries, qui permettront d’admirer quelques pièces tout à fait exceptionnelles, deux expositions seront présentées dans le prestigieux hôtel de maître de l’Ancienne Nonciature. La première, Les bois qui murmurent, s’attache à la grande statuaire Lobi. Orchestrée par la galerie Serge Schoffel, elle rassemble des œuvres de la collection Christiaens, l’une des plus importantes au monde. La seconde met l’accent sur la statuaire du Mandé médiéval. A ce vaste programme s’ajoute une série de conférences organisées pour la 4e fois par ArtConnoisseurs, le vendredi 10 juin. Deux rendez-vous sont annoncés : à la cour Yuan en Chine avec Jane Casey et à Pagan, entre l’Inde et la Chine, avec Claudine Bautze-Picron. Les autres se retrouvent sur www.artconnoisseurs.eu… et la totale sur www.cultures.brussels ou au Sablon du 8 au 12 juin prochains.

Cultures
Parcours libre dans les galeries balisées du Sablon

Du mercredi 8 au dimanche 12 juin
www.cultures.brussels

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Masque funéraire, Chancai Pérou, Côte Centrale, 900-1450 après. J.C. Bois, pigments rouge et blanc, restes de coquillage mauve et chaux blanche, provenance collection Régine et Guy Dulon, France, photo Hughes Dubois

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Amphore étrusco-corinthienne, début du VIe siècle av. J.-C., terre cuite

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Masque Makonde, Tanzanie Bois, pigments, photo: Group 2 Vanhevel

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