François Morellet s’en est allé dans la nuit du 10 au 11 mai. Né en 1926 à Cholet, où il a toujours vécu, il avait fait son apparition au début des années 1960 en participant notamment à l’aventure du G. R. A. V., fondé à Paris en 1961, ramené à nos consciences par une redite organisée du célèbre Labyrinthe, en 2013 au Grand Palais, dans le cadre de l’exposition Dynamo. Certains artistes – ils sont rares – brillent par leur généreuse (et lumineuse) humilité, tel est le souvenir laissé par celui qui se définissait comme « rigoureux rigolard ».

Aucun artiste Français n’a été aussi visible que François Morellet ces dernières années, à part peut-être Daniel Buren. Il était toujours surprenant d’observer, dans le contexte des foires, par exemple, le nombre de pièces signées de sa main proposées sur différents stands, par un nombre croissant de galeries – l’artiste était officiellement représenté par la galerie Kamel Menour, à tel point que l’on se mit à penser que trop de Morellet tue Morellet.

Adepte du minimalisme qui proposait d’en finir avec les 4e, 5e, 6e et autres dimensions explorées par les artistes, les poètes et les physiciens depuis le début du XXe siècle, le plasticien avait imaginé un système, celui de la rotation ou de la déviation angulaire d’une forme se déployant dans l’espace de la réalité euclidienne, tout en assurant la transition de l’art moderne à l’art contemporain en réalisant des tableaux avec du grillage ou – et c’est là sa signature – avec des néons et tubes fluorescents, à partir de 1963 ; inventés par Georges Claude en 1910, ces matériaux étaient initialement utilisés à des fins publicitaires. On se souvient tous des titres de ses pièces, décrivant très simplement l’angle de déviation utilisé et suggérant l’infinie mobilité de tout élément présent dans l’univers.


Son œuvre s’est déployée à l’infini, elle s’est épanouie sous différentes formes à des échelles variables et à partir de matériaux relativement élémentaires. (…)

Dans le cadre d’un partenariat avec Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article sur www.artshebdomedias.com

François Morellet

Portrait de François Morellet, (c) François Morellet, photo Philippe Migeat, courtesy Centre Pompidou, ADAGP

François Morellet

François Morellet, L’Avalanche, 1996, (c) François Morellet, photo Philippe Migeat, courtesy Centre Pompidou, ADAGP

François Morellet

Sphère Trame, François Morellet, 1989, (c) François Morellet, courtesy Musée de Grenoble, ADAGP

François Morellet

François Morellet, Seven Corridors, exposition-installation conçue pour les dix ans du Mac Val de Vitry-sur-Seine, (c) François Morellet, photo Martin Argyroglo, courtesy Mac Val

 

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