L’artiste urbain Denis Meyers s’est trouvé un terrain de jeu immense : l’ancien siège de la firme Solvay, à Bruxelles. Près de 50 000 m² au total, sur huit niveaux, dont certains en sous-sol. Avec la complicité des actuels propriétaires des lieux, les sociétés Allfin et BPI, l’artiste investit plusieurs dizaines de milliers de ces mètres carrés dans l’idée d’en faire une œuvre totale, gigantesque, imposante. Et éphémère, puisque la destruction et la transformation du bâtiment Solvay en appartements de standing commenceront mi-mai. Denis Meyers peint les murs, les portes, les fenêtres, la façade, le toit. Il remplit les pièces, les couloirs. Il empile les mots, il décharge les souvenirs. Il fait couler les phrases, des centaines de phrases, des milliers de phrases, qu’il écrit à la bombe. Il tire les portraits, à la bombe encore. Plus de 1500 bombes de peinture noire utilisées pour l’instant dans cette œuvre qui n’en finit pas. Ce sont ses quelque 150 carnets de dessin, accumulés depuis vingt ans, qui servent de point de départ à l’habillage quasi cathartique du lieu. Il en reprend des extraits parce que c’est une matière qui lui tient à cœur. Forcément. D’où le nom de cette exposition : Remember Souvenir.

Visites guidées organisées tous les week-ends jusqu’au 8 mai par Arkadia
www.arkadia.be

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.