Le cycle d’expositions Cabinet d’Amateurs a été créé en 2007 au Mac’s Grand Hornu par Laurent Busine. C’est l’occasion de mettre aux cimaises des œuvres d’artistes qui demandent un cadre plus intime. Pour la dixième édition, une jeune artiste liégeois, Benjamin Monti, est mis à l’honneur.

Sismographe de sa propre existence, Benjamin Monti dessine comme il respire. Le catalogue de cette exposition à voir jusqu’au 3 juillet est un petit recueil sous couverture bleutée, un vrai petit collector, qui reprend pour démarrer trois portraits de sa Mémé, faits à l’âge de 7 ans – incroyablement, le jour de son décès – puis plus de 40 dessins. Souvent réalisés sur des papiers récupérés, à la belle teinte jaune, aux bords déchirés ou troués, incluant notamment des collages de vieilles gravures et des rehauts au crayon, le tout sur un ton délicatement humoristique. On y voit des petites filles qui sautent à la corde au-dessus d’un feu, des enfants qui dorment, d’autres qui s’embrassent. On y voit d’étranges machines, des grilles ou des taches rouges sang.

Benjamin Monti est né en 1983. Il vit et travaille à Liège. Son œuvre, sage à première vue, procède d’un détournement du bon sens et de la bonne conduite, proche du surréalisme : on songe aux romans-collages de Max Ernst, comme La Femme 100 têtes (1929) ou Une semaine de bonté (1933).

La nécessité de la répétition | Benjamin Monti | Cabinet d’amateurs n°10 | Mac’s | 56 pages | 8 € http://www.mac-s.be/

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Benjamin Monti, La nécessité de la répétition, Mac’s

 

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