B2, 2010, EVOL, pochoir et peinture aérosol sur armoire électrique d’Anvers, estimation : 15-20.000 euros, vente Urban Art à Artcurial Paris le 14 février 2016 – www.artcurial.com

Pionnier de la vente en street art depuis une dizaine d’années, Artcurial revient avec son traditionnel rendez-vous annuel dédié à l’art urbain, aujourd’hui un incontournable pour tous les aficionados. L’édition de cette année rassemble des œuvres emblématiques des artistes américains du début du mouvement, mais également d’artistes des scènes urbaines contemporaines reconnus sur le marché. Cette vacation est une belle vue d’ensemble des artistes, comme JonOne, Evol ou encore Swoon ou Rero.

JonOne est un habitué des vacations de la maison française. Ce graffeur autodidacte d’origine dominicaine est né à Harlem en 1963. Il vit et travaille à Paris depuis 1987. Il a commencé par taguer les trains de New York avant d’adopter la toile et de s’y exprimer avec autant d’intensité. Aujourd’hui, l’artiste qui a exposé aux quatre coins du monde (dont Bruxelles !) dit appartenir à la old school et travailler dans un certain confort. Ses toiles se vendent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’euros et son style est reconnu. Les amateurs pourront se porter acquéreurs de Pick & Mix de 2013 pour un montant de 13-18.000 euros ou de Almighty One de 1993 pour 25-35.000 euros, deux toiles dominées par une gestuelle colorée.

Parmi les artistes proposés par Artcurial, il y a un certain EVOL, jeune talent anonyme du street art issu de la scène artistique urbaine berlinoise, qui s’inspire de l’art soviétique. Né en 1970, il reproduit au moyen de pochoirs et de peinture aérosol les immeubles populaires de Berlin sur des cartons récupérés ou du mobilier urbain, tel que des compteurs électriques. Durant cette vacation, plusieurs de ses œuvres seront proposées comme cette armoire électrique d’Anvers de 2010, B2 (estimation : 15-20.000 euros), ou encore Dieffenbachstrasse de 2008 peint sur un carton de récupération (estimation : 15-20.000 euros). L’artiste utilise tout élément architectural évoquant un immeuble pour récréer de petits buildings qui semblent toujours avoir été là, balayés par les éléments, le vent, le sel, l’oxydation, le temps… Les fenêtres sont volontiers fermées par des rideaux, les balcons plantés de fleurs ou d’antennes satellites. D’aucuns ont d’ailleurs rapproché son travail de la sphère du photojournalisme en raison du rendu hyperréaliste et parfois troublant.

Pour terminer, on ne peut passer sous silence la section luxe de cette vacation qui répercute cette vague qui consiste à intervenir sur les produits des plus grandes maisons de luxe. A l’image de Louis Vuitton et des sacs customisés et graffés par Stephen Sprouse, aujourd’hui c’est au tour de Nick Walker d’investir les célèbres chaussures à la semelle rouge. Son dyptique Vandal VS Louboutin (estimation 8-12.000 euros) représente une cohabitation entre Vandal, son personnage inventé, mi-hooligan, mi-gentleman anglais, et la très grande marque de chaussures françaises Louboutin.

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EVOL, B2, 2010, (c)Artcurial

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