Xavier Hufkens présente After the room, le dernier travail d’un artiste qui s’appuie sur l’histoire des formes et une philosophie très personnelle de l’espace et du volume. Thomas Houseago fonde son art sur ses lointains prédécesseurs et renverse le caractère historique de la perspective. Il nous renvoie à l’art de la sculpture avec un grand A.

Le principe est le suivant : rapprocher des styles d’époques éloignées. De Thomas Houseago, on aime cette ambiguïté entre figuration et dé-figuration. Ses silhouettes colossales et difformes, titans puissamment expressifs et volontairement inachevés. Ou bien ses visages inspirés par les masques primitifs, tels ceux exposés cette année au Pentagone. Plus que des visages, des physionomies asymétriques et grimaçantes. Ses œuvres sont massives, brutales, taillées à la hache, proches des moulages et dépourvues de beauté. La sculpture classique le fascine et il aime en montrer les coulisses, en révéler la technique et les matériaux, le chanvre et les ficelles. Entre anciens et modernes, proche de l’art tribal ou du cubisme, il suit en démiurge l’évolution de la sculpture.

Qui est-il, lui qui suscite tant d’engouement de la part des collectionneurs ? Ce jeune sculpteur britannique (1972), originaire de la ville industrielle de Leeds (UK), a suivi des études d’art au Collège St Martins de Londres avant de devenir élève de la Sud-Africaine Marlène Dumas à l’atelier d’Amsterdam. Après un passage par Bruxelles, il s’installe à Los Angeles.

Mais revenons à l’exposition. Après la figure humaine, Houseago conquiert l’espace et s’attèle ici à de nouveaux enjeux, entre sculpture et architecture. Il les cristallise dans des œuvres composites qui appartiennent à l’histoire, celle des formes. Il semble refuser de réduire l’espace et la perspective à une seule interprétation. Ses effets conjugués de plans et de formes reprennent les principes des constructions cubistes. Avec une alternance de vides et de pleins, ce renouvellement optique est révélateur de contradictions profondes, d’espaces autant physiques que psychologiques. Une construction qui oscille entre art et réflexion.

Thomas Houseago
Before the Room

Galerie Xavier Hufkens
6 rue Saint-Georges

1050 Bruxelles
Jusqu’au 19 décembre
Du mardi au dimanche de 11h à 18h
www.xavierhufkens.com

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Thomas Houseago, Before the room.

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Thomas Houseago, Before the room.

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Thomas Houseago, Before the room.

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Thomas Houseago, Before the room.

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