Ferrari 250 GT/L Berlinetta Lusso par Scaglietti, 1964, estimation 1.100.000 – 1.400.000 GBP (env. 1.500.000 – 2.000.000 euros), vente le 7 septembre chez Sotheby’s à Londres – Remi Dargegen, (c) 2015 Courtesy of RM Sotheby’s – www.sothebys.com

Cette très belle Ferrari de 1964 pourrait-elle faire tourner la tête aux collectionneurs d’automobiles ? Lignes fluides, profil aérodynamique, proportions et courbes exquises… sont quelques-unes des caractéristiques de ce modèle considéré comme l’une des plus belles créations de Pininfarina pour Ferrari. Sa beauté est aussi intérieure : 240 ch, 2953 cc, 3 carburateurs, 4 vitesses, ressorts hélicoïdaux et autres amortisseurs télescopiques… Le bonheur intégral pour les connaisseurs qui jouiront d’une voiture luxueuse et confortable mais également d’un puissant moteur considéré par les spécialistes comme l’un des plus spectaculaires de l’histoire de l’automobile : un 3.0 litre Colombo V-12 qui ne sera plus fabriqué par la suite.

Produite de 1962 à 1964 en seulement 350 exemplaires, elle a été présentée pour la première fois au public au Salon de l’Automobile de Paris le 4 octobre 1962. Les amateurs ont immédiatement été conquis par ses formes galbées et son profil aérodynamique terminé par un abrupt arrière de style Kammback. Dessinée par le carrossier turinois Pininfarina et carrossée par Scaglietti, elle est réalisée en acier à l’exception des portes, du coffre et du capot conçus en aluminium. Permettant de franchir facilement de longues distances et offrant une visibilité fantastique de l’intérieur, la Lusso a excellé comme voiture de gran turismo. Bien des grands de ce monde se sont laissés séduire par sa classe sportive. Des centaines de passionnés – dont Steve Mc Queen ou Eric Clapton – ont participé à son succès et la Lusso est tout logiquement devenue un classique convoité par les plus nantis.

Il faudra débourser légèrement moins de deux millions d’euros pour acquérir cet exemplaire de 1964, l’un des derniers à avoir été produits puisqu’il porte le numéro 338/350. Le châssis (5885) est d’origine, la couleur identique à la teinte initiale et le moteur a été reconstruit en 2009. Cette automobile marquée du mythique cheval cabré est vendue avec le manuel du propriétaire, sa trousse à outils, un certificat Ferrari et un dossier historique reprenant le pedigree de cette voiture qui n’a cessé de fasciner. On apprend ainsi que son premier propriétaire l’a acquise à Zurich. On la retrouve dans les années 1970 en Espagne puis dans les années 1980 aux Pays-Bas. On l’a vue à Bruxelles et à Spa Francorchamps en 1992. Elle réapparait en 2014 lors de plusieurs événements du club Ferrari de France avant de se retrouver chez Sotheby’s pour ce rendez-vous incontournable des collectionneurs de belles machines, rassemblant des voitures du début du XXe siècle à nos jours. Charme et dépaysement assurés, d’autant que la maison de vente est partenaire officiel du concours de l’élégance au Palais de Holyrood à Edimbourg. So Scottish !

 

Ferrari 250 GT/L Berlinetta "Lusso" par Scaglietti, 1964, vente chez Sotheby's Londres (c) Remi Dargegen 2015 Courtesy of RM Sotheby's

Ferrari 250 GT/L Berlinetta « Lusso » par Scaglietti, 1964, vente chez Sotheby’s Londres (c) Remi Dargegen 2015 Courtesy of RM Sotheby’s

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