Joli succès à l’ouverture hier soir de la nouvelle version d’Art on Paper. Installée aujourd’hui à Bozar, elle présente 25 galeries qui exposent chacune un artiste en solo.

Dès la rue Baron Horta, musique, bar et ambiance de fou. Il est vrai que ce jeudi soir, on remettait à Bozar les Young Belgian Art Prize. Ainsi Emmanuelle Quertain reçoit le Crowet Prize d’un montant de 25.000 €, Hana Miletić se voit attribuer le BOZAR Prize (12.500 €). L’Emile & Stéphy Langui Prize d’un montant de 12.500 € est donné à Emmanuel Van der Auwera et l’ING Public Prize (6.250 €), à Floris Vanhoof.

Descendons dans les salles Terarken. Le long d’une allée animée, 25 stands carrés, tout simples. S’y pressent passionnés d’œuvres sur papier, collectionneurs, artistes et amis. On est loin du chaos des éditions d’Art on Paper dans le White Hotel, avec certaines chambres surchargées et d’autre plus qualitatives. La sélection est léchée, précise, juste. Le fait d’avoir exigé des solos shows rend la visite plus agréable. Trois murs pour se plonger dans l’univers d’un artiste.

Ici, pas de grosses galeries genre char d’assaut. On est dans la PME de la galerie. Les œuvres sont à des prix accessibles puisque ça commence à moins de 500 €. On s’adresse donc autant aux adeptes du coup de cœur qu’aux collectionneurs. Pointons les grands formats de Philippe Ségéral à la galerie Felli, les délires sur papier, absolument jouissifs, d’Anne-Lise Coste chez Lullin+Ferrari, galerie zurichoise. Takahiro Kudo, si précis et délicat, chez ArchiRaar. Mais encore Marie Rosen chez Rossicontemporary, les grands dessins de Valérie Sonnier (Galerie Nadja Vilenne) qu’on avait pu voir à La Centrale for contemporary art dans l’exposition Distant Proximity en 2014. Toujours à la mine de plomb, les propositions d’Iris Levasseur pour la galerie parisienne Odile Ouizeman, Laurette Atrux-Tallau chez Circonstance Galerie ou encore Charlotte Beaudry pour la galerie liégeoise Yoko Uhoda. Beaucoup de femmes donc, une toute bonne nouvelle.

L’œuvre sur papier a pris ces dernières années une place importante dans le monde de l’art actuel. Est-ce parce que pour tracer quelque chose sur une feuille, il faut simplement un crayon – loin des techniques vidéo, loin des larges équipes de collaborateurs ? Est-ce ce rapport si direct entre l’idée et son résultat, via le corps de l’artiste (épaule, bras, main), est-ce la solitude du créatif devant la feuille de papier qui rendent si intéressant le dessin ? De cette manière, même les propositions les plus conceptuelles conservent une part de la vibration qui anime l’artiste au moment de la création, vibration que le spectateur peut capter.

Bref, un rendez-vous immanquable ce week-end, durant votre parcours dans la ville à la découverte des galeries des Brussels Art Days.

www.artonpaper.be

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Laurette Atrux-Tallau, Paysage 03 Untitled, 2014, Circonstance Galerie

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Marie Rosen, Rossicontemporary

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Abdelkader Benchamma, Pareildolie, 2015, Isabelle V
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Charlotte Beaudry, Mademoiselle Nineteeen, Sophie, 2014, Yoko Uhoda Gallery

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Philippe Ségéral, Bois, Galerie Felli

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