« Il y a trois éléments nécessaires pour vivre sa vie, qui sont les rêves, le courage et quelque argent« , disait Charlie Chaplin. Les rêves, c’est certainement cela qui réunit l’artiste Toru Hamada et la jeune galeriste Gaëtane Duez.

Nouvellement installée à Ixelles, la galerie de Gaëtane Duez est la concrétisation d’un rêve d’enfant. Née dans un milieu de collectionneurs, elle ouvre son premier espace dédié à l’art. Que ce soit la peinture, la sculpture, elle fonctionne au coup de coeur et cela se perçoit au premier regard. L’artiste japonais Toru Hamada qu’elle a choisi pour son exposition inaugurale s’est construit autour des trois pôles décrits par la star du cinéma muet, Charlie Chaplin. Orphelin, né dans une famille modeste, il vécut sans musique, sans accès à toute forme artistique. Pourtant, dès son plus jeune âge, Toru Hamada dessine, croque la montagne Shiroyama, puis découvre Rubens et Michel-Ange dont il copie mille fois les œuvres pour en acquérir la technique. Refusé à l’examen d’entrée de l’école des Beaux-Arts de Tokyo, sans doute à cause de son esprit rebelle, il gagne Bruxelles au terme de pérégrinations par la Russie, Paris et l’Italie et y expose pour la première fois en 1974. Aujourd’hui, Toru Hamada est mondialement connu, mais c’est la seconde fois depuis ses débuts qu’il revient montrer ses toiles si joyeuses à Bruxelles.

« Vive l’esprit rebelle. Ayez un rêve… et engagez-vous sans hésiter. De temps à autre, vous vous perdrez, vous tomberez dans la vallée, quelquefois vous vous éteindrez et vous vous détournerez. L’important n’est pas dans la réponse mais dans le cheminement », dit Toru Hamada.

Ce qui frappe le regard lorsque l’on découvre la peinture de cet artiste, c’est l’intensité des couleurs de ses tableaux. Sur la surface faussement plane de ses peintures, les couleurs vives se répondent par un jeu subtil de superpositions et de contrastes inattendus. Pour Hamada, la peinture ne procède pas seulement de l’agencement d’aplats de couleur assemblés les uns par rapport aux autres dans un élan expressif de spontanéité. Dans chaque tableau, le peintre ne cesse de casser la forme née de son geste premier. Par l’ajout successif de matière, il façonne la forme préexistante qui disparaît et réapparaît ainsi sous une nouvelle configuration. Pour certains de ses tableaux, il met six ans à accoucher de son âme d’enfant : il écoute Mozart, il s’imprègne et il crée. Une exposition et une galerie à découvrir avec enthousiasme.

Toru Hamada
Galerie Gaëtane Duez
1 rue Africaine
1050 Bruxelles
Jusqu’au 30 juin 2015
Du jeudi au samedi de 14 à 18h
www.galeriegaetaneduez.com

Toru Hamada © galerie Duez

Toru Hamada © Galerie Duez

Toru Hamada © galerie Duez

Toru Hamada © Galerie Duez

Toru Hamada © galerie Duez

Toru Hamada © Galerie Duez

Toru Hamada © galerie Duez

Toru Hamada © Galerie Duez

Galerie Gaetane Duez © Reporters / Thomas Leonard

Galerie Gaetane Duez © Reporters / Thomas Leonard

Toru Hamada © Reporters / Thomas Leonard

Toru Hamada © Reporters / Thomas Leonard

Toru Hamada & Gaetane Duez© Reporters / Thomas Leonard

Toru Hamada & Gaëtane Duez © Reporters / Thomas Leonard

Galerie Gaëtane Duez © Reporters / Thomas Leonard

Galerie Gaëtane Duez © Reporters / Thomas Leonard

Galerie Gaetane Duez © Reporters / Thomas Leonard

Galerie Gaëtane Duez © Reporters / Thomas Leonard

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