Pendentif Pende Ikhoko, R.D. Congo, ivoire, H : 5,7 cm, collection privée, Belgique – www.didierclaes.com

Il ne s’agit ni d’un code secret ni d’une formule magique. Quoiqu’il y ait de la fête et peut-être même de la magie dans l’air ! Thema 4 est un moment privilégié – le 4e du genre – pour les collectionneurs et amateurs d’art qui sont conviés 4 jours durant, les 26, 27, 28 et 29 novembre prochains, à une promenade « slow art » au Sablon. Vingt-quatre galeries et vingt-cinq expositions thématiques (d’où le nom de l’événement) seront accessibles à tout un chacun. Amateurs occasionnels, collectionneurs chevronnés ou néophytes curieux sont invités à découvrir ici un masque Mende ou une œuvre abstraite de Max Wechsler, plus loin un vase égyptien, une photo de Mappelthorpe ou une panoplie de fers du Congo mais aussi des livres d’art, des miniatures indiennes ou des vanneries M’Bolé. L’offre est vaste et s’est joyeusement étoffée depuis la première édition de cet événement initié par sept galeries d’art non-européen il y a quatre ans. Aujourd’hui, si les arts premiers dominent, ils ne sont plus les seuls !

C’est pourtant une petite pièce Pende que nous avons choisie pour illustrer la manifestation, une pièce de moins de 6 centimètres qui risque bien de taper dans l’œil de l’amateur. Ces petites choses ont de tout temps fasciné et, comme l’explique le galeriste, « Ces petits pendentifs en ivoire figurent parmi les objets les plus célèbres de l’art congolais. Leurs petites dimensions et la préciosité de leur matière expliquent qu’ils furent collectés massivement par les Occidentaux dès le début du XXe siècle ». Du point de vue iconographique, ces pendentifs reprennent en miniature certaines des grandes typologies des masques Mbuya qui apparaissent lors des cérémonies de clôture de l’initiation masculine. La pièce proposée par Didier Claes présente un prolongement mentonnier et une petite coiffe plate, tous deux gravés de « cercles pointés ». Ces ornements qui semblent empruntés à un masque ancien et rare, se retrouvent fréquemment dans les Ikhoko. Le galeriste explique que « malgré leur rôle secondaire dans les rituels de la circoncision, il semble que certains masques Mbuya aient été utilisés lors de rites thérapeutiques. Ils présenteraient de plus un caractère dangereux pour les personnes entrant à leur contact. Les Ikhoko auraient à ces égards joué le rôle d’amulettes protectrices ». A voir chez Didier Claes, rue Van Moer 7, 1000 Bruxelles dans le cadre de Thema Sablon 2014, les 26, 27, 28 et 29 novembre.

 

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