C’est sur un mode organique qu’Antefuture a été conçu et a vu le jour en quelques semaines. Initié par un noyau de cinq artistes, Charley Case, Olivier Jamoulle, David Demazy, Lou Delamare et Toma Wa, à la demande de l’asbl RapaNui, ce projet a ouvert ses portes aux réseaux, aux contacts et aux tribus de ces créatifs. Ils ont été invités à prendre part au projet. L’exposition qui en découle se tient pour quelques jours dans les espaces loués par l’asbl RapaNui depuis deux ans.

C’est l’ancienne distillerie Byrrh qui longe le site de Tour & Taxis qui offre ses immenses espaces à la créativité débridée de près de 40 artistes. On y trouve des Belges, quelques Marocains, des Français, des Hollandais, un Allemand.

Hors de tout système institutionnel, avec zéro budget, sur le mode collectif, dans un grand foutoir plein d’énergie centrifuge, comme un bouquet de mauvaises herbes, cette exposition donne à voir installations, peintures, sculptures, vidéos, performances, danse, musique… et c’est formidable! De quoi réveiller votre week-end.

L’exposition dure jusque dimanche soir et fête ainsi la fin des deux années d’occupation du lieu. Elle a été structurée par la curatrice hollandaise indépendante Robin Kolleman, que David Demazy a appelée à l’aide il y a quelques semaines. Elle a apporté son oeil, son expérience, son professionnalisme et a donné à chaque artiste sa place. « Tout le monde veut la meilleure place, dans ce type de projet, » dit-elle. « Mais ce n’est pas forcément la meilleure place pour un tel ou un tel. C’est moi qui ai dit à chacun, toi tu te mets là, toi tu te mets ici. C’est lorsque nous avons monté l’énorme baleine de Dirk Hendrikx pour laquelle il a fallu de nombreux bras que l’énergie s’est rassemblée et que j’ai senti que nous formions un tout. L’exposition pouvait alors s’ouvrir. »

Antefuture, c’est le futur qui replonge ses racines dans le primitif, le spontané. « Nous voulions faire revivre les rites primitifs, les arts rituels anciens, ceux qui se transmettent encore aujourd’hui intuitivement mais que nous avons oubliés. Ce sont des rites qui soignent, qui sont au fond de nous de manière physiologique, spontanée, ancestrale. Mais nous y ajoutons les outils technologiques d’aujourd’hui« , explique Charley Case.

« Plus que jamais en ce début de XXIe siècle, l’humanité est face à ce défi aux multiples facettes : repenser notre rapport à l’univers, à la planète et à l’environnement, à l’autre, à la technologie, à la nature, à la ville. Et bien entendu à l’art. Qui n’a pas cette conscience ? On dit même qu’elle gagne des populations entières à travers le monde. Mais comment dépasser le stade de la déclaration d’intention ou celui de la revendication passive ? Comment trouver la voie d’un agir partagé pour ouvrir de nouvelles perspective sur le futur ? » écrit Pascal Pique, commissaire indépendant, ancien directeur du musée d’Art Contemporain de Toulouse, en présentation du projet Antefuture. « (…) Ici pas de concept ni de commissaire, mais des intuitions et une nécessité. Celle d’un projet organique, qui émerge d’une forme « d’auto-curating », conçu à partir d’un site et d’une communauté.(…) Antefuture reprend la poétique d’une temporalité que l’on a coutume d’attribuer aux cultures dites natives, premières ou autochtones. C’est-à-dire la culture des aborigènes de tous les continents qui conçoivent une temporalité où passé, présent et futur peuvent communiquer. Une conception curieusement reprise par nombre d’astrophysiciens contemporains. Ceux qui travaillent à partir de l’hypothèse de multi-univers qui communiqueraient entre eux par des sortes de tunnels ou de vortex, entres des dimensions qu’on ne sait pas encore définir. En fusionnant l’avant et l’après à l’ici et maintenant, Antefuture recrée cette ouverture ou cette fusion temporelle« , poursuit-il.

Cet investissement des énergies, ce travail collectif, circulaire, entre tous les intervenants du projet fait de l’exposition à voir une immense installation qu’on pourrait comprendre comme une œuvre unique, dans laquelle les visiteurs, en y circulant, deviennent éléments de ce grand tout ! Certains espaces et certaines œuvres sont de très grande qualité, d’autres moins, mais ce grand magma en fusion, cette centrifugeuse est vraiment formidable !

Artistes participants:

Pieter Janssens & Hans Thomas / Pascal Baes / Aï Suzuki / Mathieu Lilin / Stéphane Degoutin / MFA / Sineangulo / Frédéric Tolmatcheff / Marine François / Capucine Simonis / Clémentine Delahaut / Sarah Caillard / Bonhomme Daniel / Anne Bonew / Edwin Yves André / Cedric le Goulven / La bande de Gezu / TAT Temporary Autonom Theatre / Najib Cherradi /Theo Monkhorst / Nimetulla Parlaku / Le climatologue / Ben Richard / Antonin De Bemels/ Antoine Nève / Rachel Simonin / Laurence Vray / Manuela de Tervarent / Sergine André / Charles Billy / Jonas Beeken / Frederic Chemama / Fanny Baxter & Laboratoire Zaa / Vincent Peal / Hugo du Collectif Le lac / Antoine Neve / Luc Brochet / Agnès C. H. Peeters / Esteban Moulin / Capitaine Plum / Dirk Hendrikx / Ronja Schlickmann / Stefan Bohnenberger / Toma Wa / Lou Delamare / Valentin Buyse / Youssef El Yedidi / David Demazy / Robin Kolleman / Aletta de Jong / Charley Case / Luis Polet / Corentin Delpierre / Pierre-jean Develter / VoodooBauhaus Looloo / Miss Wonder Raw / Alexandre Van Leemput / Cedric Runner / Patricia Mathieu

ANTEFUTURE
Le Byrrh
4 rue Dieudonné Lefèvre
1020 Bruxelles
Jusqu’au 28 septembre
Vendredi de 15h à 21h, samedi de 14h à 21h30, dimanche de 16h à 21h

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

10665850_10152411316611295_6596725172785950184_n

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

10653624_10203832654110383_7891097551384390490_n

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

10527889_10203832653910378_3726966250147726542_n

photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Patricia Mathieu

 

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

Charley Case, photo (c) Patricia Mathieu

Charley Case,
photo (c) Patricia Mathieu

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

photo (c) Charley Case

2 Réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.