Une couturière

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Sarah Crowner est une artiste américaine née en 1974 qui vit et travaille à New York. Puisant son inspiration dans l’abstraction géométrique des années 60 et 70, elle produit des oeuvres d’une beauté formelle indéniable. C’est l’expérience plastique qui fascine cette artiste à la croisée des pratiques. En effet, cette “peinture” est un trompe l’oeil.

De nombreux artistes ont transformé le support de la toile, le malmenant, comme Lucio Fontana qui le fendait; ou le cousant, le rehaussant de divers matériaux. Ici, ce canevas qui devrait être fait d’une seule pièce, est assemblé de plusieurs morceaux avec une grand précision et dans la tradition de l’art populaire américain du patchwork.

Les motifs sont d’abord tracés sur le papier, puis transposés sur des toiles peintes, avant d’être découpés et cousus ensemble. Cette manière de faire qui mélange médium classique et médium quotidien permet à l’artiste de sortir de l’activité frontale du peintre. Les différentes étapes de la fabrication de l’oeuvre offrent à Sarah Crowner d’utiliser crayons, pinceaux, mais aussi ciseaux et machine à coudre. Elle n’est plus simplement debout devant la toile en train d’être peinte. Elle est d’abord assise à dessiner, puis debout, peignant des morceaux de toile posés au sol, puis assise devant sa machine, assemblant et cousant. De ces différentes étapes exhude un processus proche de la performance. La lenteur, la patience, l’ingéniosité et la part de techniques “féminines” ajoutent à l’oeuvre une épaisseur, une profondeur, une sensation forte que le spectateur capte. C’est comme si la genèse particulière, précieuse, inventive, irradiait de l’oeuvre accrochée au mur.

Mais encore, cette abstraction géométrique, par sa grande simplicité de formes, fait écho avec beaucoup de clarté à l’espace qui l’entoure, souligant les angles de la pièce, les murs et l’éventuelle courbe d’un bord de fenêtre. L’oeuvre prend vie dans l’espace qu’elle occupe.

Sarah Crowner
Galerie Catherie Bastide
67 rue de la Régence
1000 Bruxelles
Jusqu’au 26 juillet

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