Le Domaine de Chaumont-sur-Loire a inauguré il y a quelques semaines sa nouvelle saison « art contemporain », dans le cadre de laquelle une dizaine d’artistes internationaux s0ont invités à investir les dépendances ou une parcelle extérieure de l’immense propriété.

Le Mexicain Gabriel Orozco s’est installé au château, pour une durée de trois ans. Séduit par la désuétude et la poésie émanant des anciens appartements des invités du Prince et de la Princesse de Broglie, le plasticien a mené une toute nouvelle recherche picturale, inspirée des restes de papiers peints parsemant ça et là les murs. Un travail sur la trace, l’empreinte, à travers lequel le visiteur pénètre un espace-temps inédit.

Une voiture découpée avec précision sur la longueur, en trois, avant d’être réassemblée sans sa partie centrale (La DS, 1993 ; La DS Cornaline, 2013), une sphère d’argile roulant dans une ville pour en saisir l’« empreinte digitale » (Yielding Stone, 1992), des pastèques chapeautées de boîtes de nourriture pour chat vides (Cats and Watermelons, 1992), la buée d’un souffle troublant le calme d’une surface vernie (Breath on Piano, 1993)… A travers des travaux pour le moins éclectiques, dans leur forme comme dans leur inspiration, Gabriel Orozco s’attache inlassablement à révéler l’invisible, donner du sens aux petits riens du quotidien, cette réalité oubliée du fait de son évidence, titillant l’imagination du regardeur et bousculant ses repères. « Mes œuvres sont toujours un dialogue entre moi-même, le temps présent et l’histoire des objets et des matériaux que je travaille, précise-t-il. Car qu’il s’agisse de la terre, du marbre, ou encore des différents métaux, tous les matériaux sont politiquement et socialement chargés d’histoire. Je m’intéresse à la mémoire culturelle ou sociale de chacun d’eux. » Sculpture, dessin, peinture, photographie, vidéo, installation sont autant de médiums tour à tour convoqués au fil des situations vécues, du surgissement des idées et des envies. Une démarche en mouvement constant, à l’image d’un homme qui a fait du voyage, du déplacement, un mode de vie, se nourrissant de rencontres et s’imprégnant des cultures et histoires les plus diverses. Artiste « sans atelier fixe », Gabriel Orozco vit entre Mexico, New York et Saint-Fargeau – dans l’Yonne –, où il a pris l’habitude de passer ses étés(2). …

Dans le cadre d’un partenariat avec le site Arts Hebdo Medias, un site français d’information dédié à l’art contemporain, nous vous proposons de lire la suite de cet article sur http://www.artshebdomedias.com/

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