Wanted! On recherche Henri Evenepoel sous toutes les formes.

L’Association du Patrimoine artistique asbl Bruxelles  prépare une étude en vue d’une exposition sur les peintures et dessins d’Henri Evenepoel conservés dans les collections privées. Nous serions très reconnaissants à toute personne ayant connaissance, ou possédant des œuvres inédites d’Evenepoel de bien vouloir nous contacter: info@associationdupatrimoineartistique.be

http://www.associationdupatrimoineartistique.be/

 

Nu masculin debout vu de dos dans l’atelier de Gustave Moreau à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1894 monogrammé en bas à droite : h.e, huile sur panneau, 47,2 x 36,5 - Henri Evenepoel
Nu masculin debout vu de dos dans l’atelier de Gustave Moreau à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1894 monogrammé en bas à droite : h.e, huile sur panneau, 47,2 x 36,5 – Henri Evenepoel

La découverte d’un tableau disparu est toujours une belle histoire. Lorsqu’elle concerne un artiste à la carrière renommée mais aussi brève que celle d’Evenepoel, cela devient un véritable événement. Si de surcroît il s’agit d’une œuvre de jeunesse, et en particulier d’un nu d’académie, il est toujours à craindre qu’elle ne révèle pas encore complètement le talent futur du peintre. Il se fait que dans le cas présent, c’est tout le contraire: elle se présente déjà comme une œuvre personnelle et forte, annonciatrice de l’originalité d’Evenepoel qui, tel un météore a traversé le monde de l’art belge et français.

Cette étude d’homme vu de dos surprend d’abord par sa technique : les ombres du contre-jour sont posées avec un tel aplomb et de même pour les traits qui éclairent le corps du modèle. L’invention est aussi présente dans la mise en page qui se distingue par son originalité, tout à l’opposée de l’académisme classique : pour renforcer cet aspect de saisie de l’instant, les silhouettes des peintres au travail devant leur chevalet sont rendues de manière très synthétique à travers quelques traits. En étudiant plus attentivement le contexte dans lequel cette œuvre a été créée, on va s’apercevoir que cet état d’esprit était partagé par les membres les plus brillants de l’atelier de Gustave Moreau.

Henri Evenepoel est né en 1872, sa mère décède deux ans après sa naissance. Par contre, comme en témoignent ses nombreuses lettres[i], Henri restera très lié à son père, haut fonctionnaire, cultivé et mélomane. Le jeune homme commence tôt son apprentissage de peintre à l’académie de Saint-Josse-ten-Noode et fréquente ensuite l’atelier du peintre Ernest Blanc-Garin puis celui du décorateur Adolphe Crespin à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. À vingt ans, il s’installe à Paris chez sa cousine, Louise De Mey et au printemps 1893, il décide de poursuivre sa formation l’école des Beaux-Arts de la ville de Paris. L’atelier est dirigé par Gustave Moreau qui l’a en charge depuis 1891, date du décès de son confrère Jules-Élie Delaunay. Parmi les élèves de l’atelier figurent Louis Valtat et Henri Matisse, tous deux nés en 1869, tandis que Georges Rouault et Edgar Maxence sont de 1871, à l’instar de Raoul du Gardier, Léon Printemps et Henri Evenepoel, enfin Auguste Brouet et Charles Milcendeau sont d’un an leurs cadets. On conserve de plusieurs de ces élèves des huiles représentant des modèles posant dans l’atelier de Moreau. La plupart des ces études ont le même format et datent des alentours de 1894-95. On peut observer sur chacune de ces toiles, mais aussi sur celle d’Evenepoel, d’intéressantes similitudes. On aperçoit en particulier sur chacune d’elles les élèves au travail, à peine esquissés, devant leur chevalet, et à l’avant le modèle masculin ou féminin, vu debout, de dos ou de trois-quarts, ou encore assis, mais dans des poses toujours très naturelles. Il est remarquable de s’apercevoir aussi que chaque modèle pose toujours sur la même table ronde, taillée dans le même bois clair, et montrée sous un angle quasiment identique. Grâce à la présence de cette table, mais aussi à l’ambiance générale de l’atelier, à la lumière qui y règne, aux murs dépouillés de tout ornement, il est évident qu’il s’agit du même lieu que celui représenté sur la toile d’Evenepoel, ce qui a permis d’établir avec certitude la localisation de l’étude d’Evenepoel. Quand à la date de cette éude, elle va aussi être confirmée par d’autres sources.

Mais auparavant résumons en quelques mots la triste fin d’Evenepoel. Jusqu’en 1899, Evenepoel séjourne toujours à Paris, mais lorsqu’il est invité par Octave Maus à participer au Salon de la Libre Esthétique de 1900 et par les organisateurs de la section belge à l’Exposition universelle de Paris, il se décide à s’installer en Belgique. Hélas quelques jours avant son retour à Bruxelles, le jeune homme décède à Paris, le 27 décembre 1899, terrassé par la fièvre typhoïde. Il n’avait alors que 27 ans.

Revenons à ses écrits, ces nombreuses lettres rédigées par Henri à l’attention de son père et conservées par ce dernier avec d’autant plus de soin, qu’en dehors de ses toiles, c’est tout ce qui lui reste désormais de ce fils unique si prometteur. En faisant une sélection rigoureuse dans ses écrits, on peut découvrir et comprendre l’évolution du travail d’Henri au sein de l’atelier de Gustave Moreau. Il transmet à son père ses réflexions personnelles, ses états d’âme, sa manière de recevoir les critiques du maître et de faire évoluer sa technique. L’appétit pour l’étude et les progrès d’Evenepoel peuvent ainsi être suivi de mois en mois.

Et, par une chance inouïe, ces écrits permettent de dater avec précision non seulement son Nu dans l’atelier, mais aussi les études de ses condisciples. Au fil de ses missives, parlant de tout et de rien, on y découvre la personnalité attachante du maître, mais aussi celle de l’élève et de ceux qui l’entourent à l’atelier. En effectuant cette sélection, c’est véritablement l’ambiance quotidienne de l’atelier de Gustave Moreau au sein de l’école des Beaux-Arts de Paris qui revit.

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Tout débute le 13 mars 1893, lorsque Evenepoel annonce à son père son entrée dans l’atelier Moreau avec tout l’enthousiasme du jeune homme : Je suis absolument décidé (faut-il le dire) à tâcher de faire tout mon possible pour être «estimé» de Moreau.[ii]

Et il ne tarde pas à faire un portrait vivant de l’atelier : dès les premiers jours, il précise qu’il peint sur une «grande toile» avec beaucoup de couleur.

Les élèves de l’atelier m’ont, à cette occasion, abreuvé de quolibets et quand 50 types vous crient dessus, on s’en aperçoit.

À ce propos, rien de plus curieux que les différentes classes d’élèves dont se compose l’atelier. Depuis la «crapule» jusqu’au gommeux, toutes les classes de la société s’y coudoient. Je dis la «crapule» et le gommeux! Sont-ce bien deux extrêmes? Il est vrai que les extrêmes se touchent; bref il y a là des jeunes gens très chics avec de grands et larges paletots sacs, parlant équitation, et il y a aussi de véritables voyous.

Parmi les travailleurs Maxence, Huyot, Dabadie, Verge, Laroze le massier[iii], Bertault… Carnot, Bussy, je dois dire qu’ils s’occupent assez peu de crier; ce sont surtout ceux qui ne travaillent pas qui briment les nouveaux et se font le plus durement et le plus inflexiblement servir.

Toute la matinée, c’est un feu roulant de cris, de chansons, d’exclamations, de disputes, de chevalets et tabourets qui tombent ou qu’on se lance… [iv]

Henri a vite fait de découvrir: qu’il y a des élèves vraiment très calés dans cet atelier! C’est Maxence qui a eut la dernière médaille au concours pour la peinture d’une figure peinte. Tous ces élèves, pour la plupart, ont cela de bon, qu’en cinq minutes, ils vous posent une figure dans la toile, de manière qu’elle repose bien sur ses deux pieds avec des proportions exactes ou plutôt conventionnelles! Oui, car aucun presque ne rend le modèle qu’il a sous les yeux. Nous faisons toutes les semaines une composition dont le sujet est donné par le massier de l’atelier! [v]

Bien plus tard en novembre, il évoquera aussi la présence d’Albert Rouault: Il y a une grande effervescence ce moment à l’École! C’est la première année qu’on distribue le Prix Chenavard (à peu près 30.000 francs par an) institué pour [les] élèves dont le parents sont sans ressources et qui ont eu des récompenses dans l’année! Parmi ceux qui concourent, je ne puis m’empêcher de te citer un élève, nommé Rouault, élève de Moreau et qui, s’il continue, promet beaucoup! Il a pour ce concours (d’esquisses) apporté une esquisse qui est une petite merveille (pas de fini) mais de couleur et de sentiment! Inspiré par Rembrandt pour le costume, mais les couleurs sont plus vives. Des rouges, des blancs, des verts! D’une sonorité puissante et harmonieuse! Enfin! j’ai été absolument épaté! Moreau l’était aussi un peu, je crois, car il n’a dit que ceci, après cinq minutes : «C’est très bien! c’est rare! c’est très beau!… c’est la seule chose que je puisse vous dire!» Retiens ce nom, je crois qu’il en vaut la peine! [vi]

Les saisons se font sentir, l’hiver arrive: Un vent, une humidité, une température glaciale pénétrant votre individu jusqu’aux moelles […] Le matin, j’ai (hélas) une place près du feu, je suis sûr que je suis dans une atmosphère de 35° à 40°. Moreau en venant me corriger hier à ma place, m’a dit en me quittant: « Vous devez rudement souffrir ici!» Et je ne puis pas prendre d’autre place, tout est pris! Je dois y rester jusqu’à la fin de la semaine!

Il y a un monde fou à l’atelier en ce moment? Je suis sûr que nous sommes au bas mot 70 autour du modèle?

Ah! quand je me rappelle le tranquille petit atelier Blanc-Garin, à 4, 5 autour du modèle! Quelle joie de jamais pouvoir se repayer cela! Il est vrai qu’on n’a pas l’entrain qui règne ici! Ce potin qui règne à l’état latent dans l’atelier, au lieu de nous empêcher de travailler, finit (quand on s’y habitue) par ne plus vous gêner et, si je puis m’exprimer ainsi, par vous «porter»! On ne se sent plus travailler. On bûche cependant, et le temps passe, vole… il est tout de suite midi ! [vii]

 1er Décembre 1893: Moreau trouve toujours des qualités dans mes deux dernières études. Dans celle de la semaine passée (samedi), il m’a dit qu’il y avait de grandes qualités de simplicité dans la vision, et de caractère bien compris, mais le ton un peu papier, et puis ci et puis ça! Enfin.

Cette semaine, j’ai cherché beaucoup le ton.[viii]

 7 décembre : […] Je commence à être tout à fait chez moi à l’atelier Moreau. Celui-ci trouve que ma dernière étude était d’un peintre.[ix]

Et toujours en décembre: Ah! Moreau a été très content de ma dernière étude d’atelier, il m’a dit : «C’est une bonne étude, un très bonne étude, bien dessinée; le ton en est très bon, très bon! Seulement, je vous demande encore un peu plus de finesse dans la matière! Vous savez, c’est très bien comme ça, je suis content! mais, moi, mon rôle est toujours de demander plus! et je vous demande encore un peu plus de finesse dans le ton!»

On fera tout son possible, Monsieur Moreau!

Mon avis à moi, sur mes études, est toujours celui-ci: quand je les vois à l’Atelier, venant de les faire, je me dis : ça ne va pas mal! ça ira! c’est à peu près cela : et puis quand je déballe chez moi, dans ma chambre, c’est plus du tout ça! La tête me paraît trop grosse ou les jambes trop lourdes, et le ton trop fort ou trop faible! Cela me prouve que je dois me méfier! [x]

 À la mi-janvier: Nous avons en ce moment un modèle d’homme qui restera neuf jours.[xi]

Trois jours plus tard: Moreau a été très content de la tête de mon étude, surtout comme caractère et comme peinture, le ton (que j’ai modifié depuis) il le trouvait pas tout à fait juste. Je suis curieux de voir ce qu’il dira demain.

En ce moment je savoure pleinement le bonheur de travailler: les heures que je passe à l’atelier sont vraiment délicieuses et elles passent! (combien vite). Je suis triste de m’en aller, tout le reste de la journée j’y pense et, le soir en m’endormant, je me dis que quand je me réveillerai, je serai bien près d’y être!

Ah!, quelle joie de pouvoir suivre sa vocation, se laisser guider par ses goûts; il me semble que je commence à voir plus clairement ma voie devant moi: j’ai un goût pour certaines choses qui m’intéressent particulièrement! Dans la figure, ce qui me préoccupe, m’obsède, c’est d’en trouver la caractéristique, la profonde caractéristique, le côté pratique, inattendu… [xii]

 4 février 1894: Moreau venu à l’Ecole. Content de ma figure, quoique trop brutal! Mais ce brutal, je ne veux pas m’en départir! Puissé-je le rester! Il me le dit aussi d’ailleurs! «J’aime mieux cela! Cela donne à votre figure une certaine intensité de caractère!»

Demain, et toute la semaine, nous avons un modèle femme. [xiii]

C’est la première fois qu’Evenepoel fait cette annonce. On peut se demander si justement le Nu féminin (fig. 2, collection privée) de Matisse[xiv] ne montrerait pas précisément ce modèle que l’on retrouve aussi parmi les études connues d’Evenepoel (fig. 4-5-6-7-8)[xv].

Toujours au cours du mois de février : Moreau est venu hier, mercredi, à l’atelier. Il a trouvé ma petite étude bien; il a même dit: très bien. C’est une petite étude parce que le modèle est absolument repoussant cette semaine! Ils en était venu deux lundi : une erreur du massier: un, qui était très joli et l’autre infect! Ils ont failli se battre à poil sur la table à modèle! Et pour en finir, aucun des deux ne voulaient démarrer; il a fallut tirer au sort, évidemment, le plus laid des deux a réussi. Celui de cette semaine à positivement une tête de chien! Je l’ai fait de dos à contre-jour et ainsi il paraît pas trop mal! Il est assez «silhouettard».[xvi]

 Par chance, avec une telle description, il semble évident qu’il doit s’agir de l’étude présentée ici. D’autres études d’hommes d’Evenepoel (fig. 12-17) [xvii] sont connues ainsi qu’une seconde autre étude[xviii] de Matisse (fig. 18, musée de Cateau-Cambrésis) montre elle aussi le modèle de dos, silhouette semblable, même type de corps, d’épaules, de cou trapu, semblable découpe des cheveux dans la nuque, l’allure générale, les pieds mêmes, tout rappelle le nu d’Evenepoel, très «silhouettard» comme il l’a qualifié lui-même!

Et mi-avril : Moreau est venu samedi matin à 8 heures me corriger. Il a été content de mon étude : un dos dans la pleine lumière[xix]. Probablement un nu assis. Faute d’avoir conservé cette étude, on peut par contre se l’imaginer en regardant les deux nus d’Edgard Maxence (figg. 20-21)[xx].

Le 20 juin: Moreau est venu à l’atelier. Il réclame, tout en constatant que je fais de très réels progrès (c’est lui qui parle), encore un peu plus de finesse, un peu plus de rareté et de mystère dans le ton! Il me conseille d’isoler avec une partie de la main, une portion de chair, et d’étudier la composition de cela, d’en découvrir les myriades d’éléments dont est composé la chair, aux dessous mystérieux qui la font passer de l’ambré au rose et au vert, et vous voulez rendre cela avec un ton facile de deux, trois coups de pinceau? « Il est vrai qu’il y en a qui font cela avec des cadmiums et des bleus purs! Songez donc un peu à cela. Il y a progrès en tous les cas, mais vous savez, je suis en droit de réclamer toujours davantage ». Peu d’élèves en ce moment dans l’atelier; on y travaille fort à l’aise, très agréablement; j’y suis très régulièrement à sept heures, m’y rendant à pied (ce qu’il fait bon le matin!)...[xxi]

Une autre huile d’Evenepoel, le vieillard et le peintre Milcendeau (fig. 22)[xxii], qui s’offre, elle aussi, comme une œuvre des plus originales tant par son traitement étonnamment réaliste que par cette façon très personnelle de faire jouer la lumière. Caractéristiques qui s’observent aussi le Nu de dos qui fait l’objet de cette petite contribution.

Outre le fait d’avoir pu enrichir le catalogue des œuvres d’Evenepoel, cette étude a permis de réunir les travaux de plusieurs élèves de Gustave Moreau et d’apprécier les qualités de pédagogue de ce dernier. Il n’était pas si évident autrefois avec des études de nus académiques classiques d’entrevoir le talent de futurs maîtres. Moreau les entraînait à travailler chaque jour à l’atelier le matin et ensuite au Louvre où ils choisissaient librement les œuvres qu’ils voulaient copier. Il contribua par son ouverture d’esprit à développer leurs talents personnels. Tout comme Matisse et Marquet, Evenepoel – bien que sa carrière ait été si brève – figure parmi les grands noms de sa génération. Nous devons nous contenter de ses toiles de 1894 à 1899, soit six années d’activités fécondes heureusement préservées.

L’œuvre d’Evenepoel (fig. 1) est plus qu’une simple étude académique : à l’évidence le peintre a retravaillé et complété son tableau pour en faire au-delà de l’exercice sur le modèle, une évocation de l’ambiance artistique où il évoluait alors et de l’esprit qui l’animait sur le modèle, une évocation de l’ambiance artistique où il évoluait alors et de l’esprit qui l’animait dont témoigne sa correspondance. On retrouve ces caractéristiques dans trois de ses tableaux (fig. 5, 6 et 22) réalisés sur le même thème, mais aussi dans le Nu de dos de Matisse (fig. 18) et le Nu féminin dans l’atelier (fig.2) ainsi que dans le tableau de Marquet (fig. 9). Ensemble ces œuvres témoignent d’un moment où les artistes surent se libérer des contraintes académiques tout en conservant le jugement plastique que cette formation leur avait apporté.

[i]Henri Evenepoel, texte établi et commenté par Danielle Derey-Capon, Lettres à mon père 1892-1899, volume I de 182-1895 & volume II de 1896-1899, Bruxelles, Musées royaux des beaux-Arts, 1994.

[ii] Evenepoel, D. Derey-Capron, op. cit., p. 139

[iii] Dans les écoles d’art et d’architecture, dans les ateliers de peinture ou de sculpture, le massier est un élève élu par ses condisciples pour les représenter et pour assurer diverses tâches, notamment gérer les finances communes de la classe ou de l’atelier.

[iv] Evenepoel, D. Derey-Capron, op. cit., p. 147.

[v] ibidem, p. 148.

[vi] ibidem, p. 220.

[vii] ibidem, p. 226.

[viii] ibidem, p. 236.

[ix] ibidem, p. 238.

[x] ibidem, p. 242.

[xi] ibidem, p. 256.

[xii] ibidem, p. 257.

[xiii] ibidem, p. 272.

[xiv] Henri Matisse, Nu féminin dans l’atelier de Gustave Moreau, 1894-95, 65 x 81, collection privée

[xv] Voir les six nus féminins (figg. 3-4-5-6-7-8) d’Evenepoel conservés dans des collections privées et repris dans le catalogue de son exposition de 1994, Henri Evenepoel (Crédit Communal) : n°50, p. 226; n° 48/1 et 48/2 et n°49, p. 225; n°80 et 81, p. 236. Sur deux photographies (fig. 9 et 10) d’Evenepoel le montrant dans son atelier en 1899, on perçoit sur le mur du fond, en haut à gauche, une partie d’un petit tableau représentant le nu féminin n°48/2 avec à sa droite le peintre à l’ouvrage. On peut aussi observer derrière le nu féminin de la fig. 4, les chevalets dressés autour de la table du modèle et un peintre de profil au travail, comme sur notre tableau.

[xvi] Evenepoel, D. Derey-Capron, op. cit., p. 282.

[xvii] Un autre nu masculin de dos d’Evenepoel (fig 12, n°51 du catalogue de 1994) montre vraissemblablement le même modèle, mais dans une position différente. Signalons aussi deux autres modèles masculins différents peints par Evenepoel: un jeune homme les mains dans le dos (fig. 13, n°52 p. 226) et un homme adulte de face un bras levés (fig. 14, n° 84, p. 237), un jeune homme de profil (fig. 15) et deux torses d’hommes vus de trois quart (figg.16-17, n°89 et 90 du catalogue de 1994).

[xviii] Le style de ce tableau (fig. 18) conservé au musée de Cateau-Cambrésis et situé vers 1899 montre bien l’évolution du style de Matisse depuis ses années d’apprentissage dans l’atelier de Moreau. Il semble que Matisse ait repris le modèle d’une de ses académies de 1894 pour réaliser ce tableau plus tardif et d’allure plus libre et présentant une recherche sur les couleurs très différentes des compositions que l’on connaît de lui datées de 1894 et conservées elles-aussi au musée de Cateau-Cambrésis. Voir aussi le Nu (fig. 19) Raoul Du Gardier, Nu debout dans l’atelier de Gustave Moreau, localisation inconnue.

[xix] Evenepoel, D. Derey-Capron, op. cit., p. 306.

[xx] Edgard-Henri-Marie-Aristide Maxence, Nu masculin assis vu de dos, 1893, huile sur toile, 81 x 65, Paris, Ecole des Beaux-Arts, inv. FP 118 et Nu masculin assis vu de dos (jambes croisées), 1894, huile sur toile, 81 x 65, Paris, Ecole des Beaux-Arts, inv. FP 120. (On y aperçoit aussi un élève portant un chapeau melon semblable à celui qui figure sur la toile d’Evenepoel.

[xxi] Evenepoel, D. Derey-Capron, op. cit., p. 344.

[xxii] Henri Evenepoel, Dans l’atelier Gustave Moreau : le vieillard et le peintre Milcendeau.Toile. Signé et daté ’94, 81 x 64,5, huile sur toile, signé et daté ’94, provenance: Galerie Georges Giroux, Bruxelles. Vente Bergé, vente du 23 mai 2007.

Nu masculin debout vu de dos dans l’atelier de Gustave Moreau à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1894

monogrammé en bas à droite : h.e, huile sur panneau, 47,2 x 36,5

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