Miller Lévy est un artiste français né en 1950, qui vit à Paris. Il se définit comme un artiste de variétés, ce qui lui permet d’aborder les divers aspects de l’art contemporain: peinture, sculpture, vidéo, dessin, installation, design, photo. De cette variété, il ressort une constante, une volonté de logique qui lui fait chercher la justification pour chacune de ses créations, comme autant de modèles réduits de la réalité.

www.millerlevy.com

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« Au chapitre des titres qui font les pitres, les Oulipismes de Miller Levy se réfèrent à L’OuLiPo, à savoir L’ouvroir de littérature potentielle. Chaque Oulipisme se compose de deux ouvrages de la célèbre collection Que sais-je ?, massicotés et recomposés par permutation – et hop ! Ainsi, reposant côte à côte après des débats sulfureux, La machine féminine et La sexualité à traduire nous apprennent en un coup d’œil tout ce que nous avons toujours voulu savoir, sans jamais oser le demander, sur la vie textuelle des lettres – ces courtisanes aux jambes élancées qui savent si bien exciter la convoitise de l’esprit. « Un homme instruit est une citerne, mais il n’est pas à la source », dit le proverbe. Qui plus est, la citerne fuit : elle n’est visiblement pas étanche, à en croire ces permutations hilares de tous les domaines de la connaissance prétendument ordonnés par l’esprit. Rien n’apaisera jamais notre soif de savoir, à commencer par ces ouvrages bien connus qui nous abreuvent de longue date de leurs savanteries. Les Oulipismes en sont la preuve par l’objet : l’obscur objet du délire de connaissance qu’ils mettent ainsi finement au jour. », écrit François de Coninck.

 

Les cartes postales Klet&ko

A l’origine de ce projet d’édition, une certaine conviction : de part et d’autre de la frontière linguistique, la Belgique regorge d’artistes de (tout) poil et de (toute) plume, iconoclastes, subversifs et joyeux, dont tous ceux-là qui mêlent savamment les mots et les images, perpétuant une tradition implantée de longue date dans le sol meuble des territoires d’outre-langue. Mais peu ou mal connues du public, ces œuvres ne sont souvent fréquentées que par un cercle restreint d’initiés – amateurs de curiosa et de publications confidentielles dont la Belgique s’est faite une spécialité. L’intention originelle du projet était donc de faire exister un peu plus, voire un peu mieux ce pays d’irréguliers dont on entend si souvent dire, comme une plainte en sourdine, qu’il ne sait pas se vendre. En choisissant comme support électif la carte postale, klet & ko s’est donc proposé de sortir de la confidence toute une série de productions artistiques rafraîchissantes pour l’œil, sinon pour l’esprit.

Par François de Coninck, éditeur de Klet & ko 

www.kletandko.com

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