Un éléphant dans votre salon?

Que faire de sa girafe et de son éléphant empaillés quand on doit faire un peu de ménage? Pas facile à ranger, ces grandes bêtes! Prêtons-les donc à d’autres.

Le Musée royal de l’Afrique centrale, fermé pour rénovation jusqu’en 2017, a mis en place une campagne de communication amusante et intelligente, sous la forme d’expositions Pop-Up. En amont de cette rénovation particulièrement bien préparée (lire à ce sujet notre article sur Le Cinquantenaire, contenant l’interview du directeur du musée d’Afrique centrel, Guido Gryseels), le musée a proposé à toutes les institutions belges, muséales ou non, à travers le pays de recueillir un animal ou une pièce de très grande taille de la collection.00381

Chaque déménagement a fait l’objet d’une campagne de communication, particulièrement sur les réseaux sociaux. Ainsi, on a beaucoup parlé du déplacement de l’éléphant vers Technopolis à Malines, Le groupe sculptural « Les Aniota » de Paul Wissaert et le tableau de Chéri Samba sont partis au MAS d’Anvers. La nasse géante a trouvé refuge à la commune de Tervuren. L’hippopotame est dans la hall d’entrée du MAC’s, au Grand-Hornu. La grande girafe empaillée est partie à l’Autoworld de Bruxelles et une tête girafe a été accueillie comme “une nouvelle collègue” à Bozar… On a vu à la télévision le transport de la grande pirogue vers le Musée royal de l’armée et de l’histoire militaire. La famille d’okapis est partie à la Régie des Bâtiments, Le tambour à fente à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique…

Dès à présent, on peut découvrir à Bozar une plate-forme d’échanges autour des collections du musée, ainsi que des expositions temporaires organisées en collaboration avec le MRAC. Cette nouvelle phase de collaboration est l’occasion de renforcer une volonté de proposer une vision positive et riche de l’Afrique contemporaine, plutôt que celle, poussiéreuse et obsolète, d’une Afrique colonisée. Les membres du personnel des services exposition, éducation et communication des deux institutions travaillent ensemble et échangeront leur know-how : le dynamisme et la connaissance du monde artistique contemporain du Palais des Beaux-Arts, l’expertise scientifique et les collections du Musée royal de l’Afrique centrale.

(c) Nicola Michel

(c) Nicola Michel

 

On aura l’occasion de découvrir, entre autres, une collection peu connue de témoignages qui donne la parole aux Africains du continent et de la diaspora. À travers un échantillon de films, interviews et témoignages récents et anciens, une nouvelle façon de ‘collectionner’ se définit.

A l’automne 2015, Bozar donnera à voir une exposition autour de peintures populaires du Congo récemment acquise par le Musée royal de l’Afrique centrale. Il s’agit d’une collection d’environ 2000 pièces et des archives associées. Ces peintures ont été collectées entre 1968 et 2010 par le Professeur Bogumil Jewsiewicki  (Université Laval, Canada), et proviennent de Lubumbashi, Bunia, Kinshasa, Mbandaka, Kisangani et Kikwit. Beaucoup d’entre elles sont des œuvres de peintres congolais célèbres, achetées directement auprès des artistes ou chez des particuliers. Quelques pièces ont déjà été montrées aux USA et en Europe.

Suivez les différents épisodes de cette saga hors-les-murs sur le site du musée : www.africamuseum.be

http://www.rtl.be/videos/video/467127.aspx

http://videos.lalibre.be/video/actu/la-pirogue-vogue-vers-le-cinquantenaire/?sig=0d036c5f44bs 

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