C’est la 32ème édition d’Art Brussels. Une foire qui compte, qui draine des visiteurs du monde entier. On y attend, comme l’année passée, pas moins de 30.000 visiteurs. Sous la houlette de sa directrice artistique Katerina Gregos, elle a pris, depuis l’année passée, des couleurs, un air frais, pointu, vif. Un régal pour les yeux. Les allées peuplées de collectionneurs, petits ou grands, de curateurs indépendants, de directeurs de centres d’art ne doivent pas vous effrayer. L’oeil s’amuse, s’emballe, les surprises sont multiples. La visite vaut le détour même si on n’y connait rien. C’est le moment d’exercer votre oeil! C’est jusqu’à dimanche soir. Dans le hall 3 se regroupent sous la bannière Young les jeunes galeries ou celles qui existent depuis longtemps mais revendiquent de rester jeunes, comme Aeroplastics ! Sous la bannière First, on retrouve  de jeunes galeries émergentes n’ayant jamais participé à la foire auparavant. Sélectionnées par 5 curateurs indépendants, elles ont été invitées à Art Brussels grâce au parrainage du fabricant suisse Swatch. Dans le hall 1, sous la bannière Prime, voici les galeries installées. Les stands sont émaillés d’un nombre impressionnant d’espaces d’exposition solo, ce qui rend la visite très dynamique.  L’objectif de Katerina Gregos, déjà annoncé lors de sa première année en tant que directrice, était de casser l’aspect supermarché qu’on retrouve dans beaucoup de foires. C’est une fois de plus très réussi, principalement grâce à la qualité des oeuvres exposées mais aussi grâce au travail de scénographie et au mélange espaces galeries et espaces solos. Ce ne sont pas moins de 190 galeries qui exposent ce week-end à Art Brussels, venant de 27 pays. Les Belges, les Français et les Allemands représentent 50% de celles-ci, on trouve de très nombreux Américains ainsi que quelques galeries de Dubaï et d’autres d’Asie. On pointe l’installation qui se déploie dans tout l’espace, à acquérir en bloc, de l’artiste multimédia Heather Phillipson, présentée par la galerie anglaise Rowing. La tête de lion de Xavier Mary, réalisée en carton de boîtes de céréales Lion, qu’on avait pu découvrir dans l’espace ouvert par Benjamin Boutin à Saint Gilles l’année passée. La gagnante du prix Pirelli pour le meilleur soloshow est la jeune Américaine Catherine Ahearn, avec un savoureux Pretzel bike. Chez Catherine Jozsa, les chapeaux brodés de Anilu Rubiku sont irrésistibles. Rossi Contemporary présente un solo du redoutable dessinateur Romain Cadilhon.

On pointe encore le stand de Sorry We’re Closed construit autour du médium plâtre dont le titre est Plaster Mind, l’occasion de rendre hommage a une matière qui a tant compté dans l’histoire de la sculpture.

Sur le stand des champagnes Ruinart, un livre découpé de Georgia Russel, énorme et presque fauve, qu’on a pu découvrir dans l’exposition « Entre deux chaises, un livre », à la Villa Empain.

 ART Brussels
Plateau du Heysel
Jusqu’au dimanche 27, 20h
www.art.brussels.com

https://www.youtube.com/watch?v=JumXV_ENf50

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